Une fois obtenues, les tranches sont confiées au soin des contrôleuses qualité. Une fonction assurée cette fois exclusivement par des femmes, qui vérifient une à une les ardoises, éliminent celles qui présentent un défaut et remplissent les palettes de livraison. Certaines ardoises sont redécoupées ou épaufrées à la main, pour obtenir des formes particulières (arrondies ou en pointe). "Un maître fendeur produit 6.000 ardoises par jour, soit de quoi remplir trois palettes", nous confie Erwan Galard. Selon le responsable marketing communication France de Cupa Pizarras, toute automatisation des dernières étapes de production, pourtant fastidieuses, est vouée à l'échec : les machines ne possèdent pas l'œil ni le toucher nécessaire à la bonne orientation des pierres avant de les fendre et les chutes, déjà colossales, seraient encore accrues.

actioncl