Bernard Bigot estime aujourd'hui que le projet Iter a atteint environ 65% d'avancement. Les années qui viennent seront "critiques" car elles verront la livraison des premiers éléments du réacteur. "On produira des milliards de milliards de neutrons en quelques secondes", insiste le physicien-chimiste, qui ajoute que la centrale de Cadarache sera "la plus grande usine de conversion électrique au monde". Pour l'heure, quelque 2.300 personnes s'affairent sur le chantier, avec un objectif de livraison du bâtiment Tokamak fixé à mars 2020. Le démarrage de la production du réacteur est pour sa part programmée pour 2025.

 

En termes de production énergétique, le site Iter devrait là encore battre tous les records, avec des chiffres pour le moins impressionnants : le Tokamak, autrement dit le bâtiment qui hébergera le futur réacteur à fusion, sera pourvu d'une couronne en béton qui pourra supporter le poids d'une machine de 23.000 tonnes. Un million de composants, fournis par les différents partenaires, permettront à cet engin d'accueillir 840 m3 de plasma, chauffé à 150 millions de degrés, pour in fine obtenir une puissance de l'ordre de 500 MW. Soit la puissance électrique d'environ 250 éoliennes. En parallèle, une installation baptisée "cryostat" convertira 13.000 litres d'hélium par heure ; ce bâtiment de refroidissement s'étendra quant à lui sur 23.000 m².

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