Autre élément majeur du chantier de restauration de la chapelle royale de Versailles : les sculptures. "Il y a une extraordinaire conservation des sculptures, notamment celles des guirlandes de fleurs, qui sont même en meilleur état que les façades du château", poursuit Frédéric Didier. "C'est le paradoxe : les parties basses sont en fait plus abîmées que les parties hautes." Et l'architecte-en-chef des monuments historiques de souligner la dextérité et le talent des tailleurs de pierre de l'époque : "Les sculptures ont été façonnées sur place avec un souci de la perfection, alors qu'elles sont à plus d'une trentaine de mètres de hauteur, et que personne ne risquait de voir d'éventuels défauts à cet endroit ! C'est l'excellence-même." Le tandem pierre/chaux, utilisé à l'époque du Roi Soleil, assurait une bonne résistance aux intempéries et aux ravages du temps. De plus, chaque statue a été numérisée en un modèle 3D au micron près pour rendre possible une réparation rigoureuse au cas où des dommages seraient constatés. Pour autant, "la dégradation des pierres est due aux conditions météorologiques, aux dégâts du temps et aux fientes de pigeons, et nous avons détecté la présence de sulfate".

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