Mais que faire pour réparer les nombreux dégâts et prévenir d'autres dommages ? Les différents intervenants du projet se sont réunis en séminaire pour plancher sur une solution. Se sont ainsi retrouvés l'architecte belge Ngoma Madoki, spécialisé dans les projets de rénovation, l'entreprise belge de construction Georges Hennen, l'Atelier Saint-Fiacre et la société Thomas Millereaux, experts dans la taille de pierre, et enfin l'Atelier du Montomble, une autre entreprise tricolore réalisant des travaux d'ébénisterie et de menuiserie.

 

Mais c'est l'industriel BCB Tradical (groupe Lhoist) qui a apporté la solution : du béton de chanvre Chanvribat, couplé à une chaux aérienne Tradical PF70, déposé sur ossature métallique, une première pour la réhabilitation d'un monument historique. En fait, Lhoist avait déjà eu l'opportunité d'expérimenter le béton de chanvre pour des réfections de maisons diocésaines à Châlons-en-Champagne dans les années 2000, et le principe a donc été repris en 2018 pour la forteresse du Grand-Duché. A l'issue d'un test concluant sur ce site, le groupement d'entreprises informel en charge du projet (il s'agit en réalité d'une simple "association" de talents et de bonnes volontés) décida de généraliser cette solution à la totalité du site. L'enduit mêlant chaux et chanvre sera donc appliqué à tous les étages, sur une épaisseur variant de 7 à 10 cm suivant les endroits.

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