En théorie, ce manque à gagner peut être compensé par un recours accru au levier fiscal ou pour le financement des équipements à l'endettement. "Toutefois, ces solutions ont cependant pour principale conséquence de faire peser la baisse des dotations sur le contribuable local, un choix difficile à tenir dans ce contexte de conjoncture difficile", nous signale Philippe Laurent, maire de Sceaux (92) et président de la commission des finances de l'AMF. Une alternative serait alors de diminuer les dépenses totales, ce qui aurait des effets sur l'offre de services publics, sur l'attractivité du territoire voire sur l'activité du BTP.

 

"Nous n'avons pas 36 solutions, ajoute-t-il. Augmenter les impôts ? C'est non ! Les élus ne veulent en aucun cas hériter d'un transfert d'impopularité fiscale : leur fiscalité repose aux trois quarts sur les ménages et des bases obsolètes".

"Il n'existe aucun trésor caché dans les collectivités"

Avant de poursuivre : "Réduire les dépenses de fonctionnement ? C'est très difficile, il n'existe aucun trésor caché dans les collectivités, les maires n'ont pas de comptes en Suisse ou au Luxembourg. Cela se saurait. Et toute compression se traduira par une baisse du niveau de service rendu aux administrés. Sans compter l'impact social de cette baisse lié à la gestion des agents dont on supprimerait l'emploi. L'impasse financière conduira donc inévitablement les élus à réduire l'investissement par des projets de voirie dans un premier temps, et des étalements de projets architecturaux puisque l'endettement est devenu aujourd'hui un gros mot."

 

Découvrez dès la page 4, la suite de l'article, le bilan 2014 et les projections sur les finances des communes et des intercommunalités de 2015-2017 issues de l'étude La Banque Postale pour l'AMF.

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