Rien de particulier pour la façade qui sera recouverte d'un enduit classique de chez Weber. En revanche, sur la toiture orientée sud, des panneaux photovoltaïques en autoconsommation ont été installés. "On est à 16,70 m² de modules (2x8,35 m²) alors qu'habituellement, on pose 2 m²", explique William Antoine qui précisant d'être directement adressé à EDF Enr pour trouver une solution afin d'assurer 20 Kwh/M² par SRT. Ce dernier a alors proposé une solution de panneaux avec des onduleurs, permettant de s'approcher du E3. Quant au chauffage dans la maison, "le rez-de-chaussée est équipé d'un plancher chauffant avec une pompe à chaleur type RO et l'étage de corps de chauffe". La maison dispose d'une pompe à chaleur type duo qui produit de l'eau chaude, avec un ballon complémentaire de 10 litres, le tout provenant de chez Atlantic. "Ce sont donc des produits qui sont déjà dans le commerce. Nous voulions vraiment utiliser des produits que nous avons l'habitude de mettre en œuvre quotidiennement pour atteindre ces niveaux-là", insiste William Antoine. Il salue aussi l'aide apportée par les industriels pour y parvenir. Cette réalisation est aussi le fruit d'une année d'études en collaboration avec le cabinet d'études H2A de Frontignan, souligne-t-il également.

 

Un surcoût de 5% du budget global

 

Le constructeur, qui cherche à atteindre de hautes performances et des labels pour ses réalisations, s'est montré force de proposition auprès de ses clients qui n'étaient pas au courant de cette expérimentation. "Nous leur avons expliqué que cela pouvait être intéressant pour eux de construire une maison à haute performance énergétique à l'aube d'une future réglementation. Cette idée les a séduits", raconte William Antoine. Cette nouvelle réglementation peut être un argument commercial, selon lui.

 

S'il n'y a pas de "grandes révolutions", comme il aime le répéter, il explique tout de même que pour atteindre ce niveau de certification a engendré un surcoût de 5% du budget global, soit environ 13.000 euros dans le cas présent. Mais il met tout de suite en avant les gains pour ses clients : "Les calculs ont permis de montrer qu'au bout de 7 ans, cette somme était absorbée grâce aux économies d'électricité réalisées. Le coût supplémentaire provient essentiellement des panneaux photovoltaïques et un peu aussi des robinets thermostatiques (environ 1.000 euros)". William Antoine admet aussi que ce surcoût peut être bien plus élevé pour les entreprises qui n'ont pas l'habitude de travailler avec ces matériaux. Il tient à souligner que les produits et matériaux que son entreprise utilise sont déjà bien au-dessus de ce que demande la norme aujourd'hui. "Nous partons donc de moins loin que d'autres constructeurs", reconnaît-il. "C'est pour cela aussi que l'impact sur le coût est moindre que si nous devions changer une grande partie de nos produits", ajoute-il.

 

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