SANTÉ-SÉCURITÉ. Le ministère du Travail a réalisé plus de 130.000 contrôles au cours des six premiers mois de l'année 2021. Plus d'un tiers de ces inspections ont concerné les questions de santé et sécurité au travail. Sur les 80.000 établissements contrôlés, 27% font partie du secteur de la construction.

Le bâtiment et les travaux publics restent en première ligne des questions de santé-sécurité, comme en témoignent les chiffres de l'inspection du Travail pour le premier semestre 2021. Environ 132.000 contrôles ont eu lieu au cours de cette période auprès de 80.000 établissements, dont 27% font partie du secteur de la construction, et 65% sont des entreprises de moins de 50 salariés.

 

Moins d'accidents mortels dus aux chutes de hauteur

 

"Plus de 45.000 interventions ont été réalisées en matière de prévention de la santé et de la sécurité des travailleurs, thèmes devenus majeurs depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19", détaille le ministère dans un communiqué. Dans le détail, 21.570 contrôles se sont intéressés à l'accompagnement et au contrôle des entreprises dans la bonne mise en oeuvre des mesures de protection contre le Covid, quand 16.231 se sont penchés sur la prévention des chutes de hauteur. Un phénomène qui a causé la mort de 16 personnes sur les six premiers mois de 2021, contre 45 sur l'ensemble de l'année 2020. Le respect de la réglementation relative à l'amiante a pour sa part fait l'objet de 6.948 contrôles.

 

Les pouvoirs publics ont également diligenté plus de 31.000 interventions sur le travail illégal et les fraudes à l'activité partielle. Prêt illicite de main-d'oeuvre, travail dissimulé, marchandage... autant de formes de travail illégal qui ont été contrôlées à 23.000 reprises, tandis que la fraude au chômage partiel - l'une des principales aides mises en place par Bercy lors du premier confinement sanitaire - a totalisé 3.000 contrôles. En revanche, seulement 7.769 inspections ont été consacrées à la fraude au travail détaché. "Un chiffre en baisse du fait de la réduction du nombre de travailleurs détachés depuis la crise sanitaire mais qui recoupe aussi des actions mieux ciblées et parfois des investigations plus longues", explique l'inspection du Travail, ajoutant que "les Dreets (Directions régionales de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités, anciennement Direccte) ont ainsi infligé 256 amendes administratives".

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