Partant du principe que les ressources finies sont épuisables et que les richesses des territoires ont déjà été mises à rude épreuve, l'agence Barrault Pressacco a misé sur des matières disponibles, capables de reconstruire les environnements de vie et de réfléchir au style architectural qui doit y être en vigueur. La pierre est ainsi apparue comme "une possibilité de lien entre territoire, métropole et architecture", et le projet architectural, comme "une volonté de territorialiser les décisions". C'est-à-dire, concrètement, en faisant jouer les circuits courts, en participant à un écosystème de savoir-faire locaux et en développant une forte appartenance au lieu du projet.

 

 

Et quoi de mieux, selon les concepteurs, que la pierre pour répondre à ces enjeux, sachant qu'elle est présente en grandes quantités, aussi bien au niveau national qu'au niveau de la métropole du Grand Paris. Au-delà de l'enjeu stylistique, ce matériau a donc été sélectionné pour son potentiel économique, industriel et durable : la consommation énergétique nécessaire pour extraire, découper et mettre en oeuvre la pierre s'avère faible, et celle-ci ne subit que peu de transformations au cours de ces différentes étapes, ce qui lui permet de conserver l'ensemble de ses caractéristiques intrinsèques. Et, après avoir quitté ses carrières, de se charger d'une "nouvelle mission porteuse de sens et de signification".

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