EN IMAGES. Plusieurs étudiants en architecture ont reçu un prix pour leur projet d'études. Patrimoine, valorisation de la nature, recyclage de béton… Les opérations imaginées font toutes le lien entre passé et présent.

Les lauréats du Trophée béton Écoles ont, cette année encore, redoublé de créativité. La douzième édition de ce concours, organisé par l'association Bétocib, le Centre d'information sur le ciment et ses applications (CIMbéton) et la Fondation École française du béton, sous le patronage du ministère de la Culture, a récompensé plusieurs étudiants en architecture, le 11 janvier 2024. L'objectif de ce prix est d'offrir une visibilité aux jeunes talents des écoles d'architecture françaises. Cette année, le concours a été décliné en deux catégories : "PFE (projet de fin d'étude)", qui salue les jeunes diplômés dont le PFE valorise les qualités esthétiques, environnementales et techniques du béton, et "Studio", une catégorie ouverte aux étudiants de premier et second cycle. Ces derniers sont "invités à réinterpréter librement une œuvre emblématique du patrimoine du XXIe siècle (expression graphique libre : dessin, peinture, collage, maquette)", précise le jury dans un communiqué.

 

À noter :

 

Les inscriptions à la treizième édition du prix sont déjà ouvertes, et le resteront jusqu'au 31 octobre 2024. Elles doivent se faire sur le site dédié au concours.

 

Pour cette édition 2024, 90 personnes, issues de 22 écoles d'architecture françaises, ont déposé leur candidature de manière individuelle ou dans le cadre d'équipes comprenant des architectes et/ou ingénieurs. Au total, 12 projets ont été sélectionnés. Les postulants ont ensuite dû défendre leurs travaux devant le jury, le 11 janvier dernier. "Ce 'grand oral' constitue pour ces jeunes étudiants une première approche de la réalité du métier", estime le jury. In fine, cinq lauréats ont été désignés lors de la soirée de remise des prix, à la Maison de l'Architecture Île-de-France. Le premier prix de la catégorie "PFE" reçoit 5.000 euros, le second 4.000 euros, le troisième 3.000, les lauréats de la catégorie "Studio" ont, eux, reçu 2.000 euros. Par ailleurs, une mention a été remise par l'association AAIIA. Quant aux douze projets nominés, ils apparaîtront dans des publications de revues professionnelles et pourront être exposés à la Maison de l'architecture jusqu'au 15 février 2024.

 

Qui faisait partie du jury ?

 

Le jury du Trophée béton Écoles 2024 était présidé par François Brouat, directeur de l'École nationale supérieure d'architecture de Belleville. D'autres personnalités du secteur de l'architecture ont fait partie de ce jury : Amina Sellali (cheffe du bureau de l'enseignement et de la recherche en architecture au ministère de la Culture), Thomas Corbasson (architecte, vice-président de la Maison de l'Architecture Ile-de-France), Olivier Namias (rédacteur en chef de la revue AMC), Laure Regnaud (directrice de la Fondation École française du béton), les architectes Paul Chemetov, Jacques Dubois, Dominique Lelli, Giovanni Pace, Laura Valeria Ferretti (professeur à l'Université de Roma la Sapienza), Jean-Michel Fradkin (enseignant TPCAU à l'Ensa Nantes), Michel Spitz (professeur des Ensa, Ensa Strasbourg), Adrien Paporello (jingénieur-architecte, représentant de l'association AAIIA) et Eloi Richiero (architecte, lauréat du TB Ecoles 11ème Édition). Le tout a été coordonné par Claire Barbou, secrétaire générale de l'association Bétocib et directrice du Trophée béton.

Premier prix catégorie "PFE"

La lauréate du premier prix de la catégorie PFE est Shama de Maisonneuve, de l'Ensa Montpellier (professeur Jean-Marc Priam) pour son projet "Le monastère des potiers". L'opération est située dans l'ancienne commune de Lozère, le Monastier, entre les monts et rivières. Elle rend hommage à l'histoire néolitique du site et à l'artisanat qui est né dans cette zone, celui de la poterie. Ici, la confection de céramique est célébrée dans ce programme. Le projet permet aussi de poursuivre le mur d'enceinte du monastère bénédictin (fondé en 1062) jusqu'à la rivière. "Le nouveau mur, délimite, sépare, et qualifie les espaces. […] Réalisé en béton coulé par strates, ce mur, tout comme les parois d'une céramique, porte en lui le paradoxe du proche par la matière, mais du loin par l'espace. Le parcours que propose ce projet possède plusieurs temporalités. Ce mur, générateur d'espace peut nous guider en quelques minutes du village jusqu'à la nature, en quelques heures si l'on s'intéresse à l'art de la poterie, en un mois ou un an pour si l'on vient se former, et en une vie pour l'artiste ou l'artisan venu enseigner", raconte Shama de Maisonneuve.

Découvrez le reste des lauréats dans les pages suivantes…

 

 

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