EN IMAGES. Le prix Pritzker, l'équivalent du prix Nobel dans le monde de l'architecture, a été décerné au Chilien Smiljan Radic Clarke. Retour sur quelques-unes de ses réalisations les plus iconiques.


Il n'est pas connu du grand public, et pourtant, le New York Times l'avait qualifié, en 2014, de "rock star parmi les architectes". Le Chilien Smiljan Radic Clarke, âgé de 60 ans et lauréat du prix Pritzker 2026, a marqué sa discipline avec ses réalisations hautement originales, qui jouent avec les formes et les matériaux.

 

Depuis 30 ans, cet aficionado des architectures éphémères, attaché à l'expérimentation constructive, a réalisé de nombreux ouvrages au Chili et en Europe, notamment des résidences et des institutions culturelles avec son agence fondée en 1995. "Son œuvre se situe à la croisée de l'incertitude, de l'expérimentation matérielle et de la mémoire culturelle", déclare le jury du prix Pritzker dans un communiqué publié ce jeudi 12 mars 2026.

 

"Ses bâtiments semblent temporaires, instables ou délibérément inachevés, presque sur le point de disparaître, mais ils offrent un abri structuré, optimiste et discrètement joyeux, et embrassent la vulnérabilité comme une condition intrinsèque de l'expérience vécue."

 

Mestizo

 

Smiljan Radic Clarke remporte en 2005 un concours d'architecture lancé par la municipalité de Vitacura, à Santiago (la capitale), pour la conception d'un restaurant (voir photo ci-dessus) situé au nord-est d'un parc. Le premier projet proposé se révélait particulièrement original. L'architecte souhaitait se servir d'une bouée pour enfant comme plafond, réalisée avec du polyester doublée de PVC gonflée. La création aurait été couplée à des treillis de style industriel servant de support périphérique au plafond, ainsi qu'à des imposants blocs de granit issus d'une carrière.

 

Smiljan Radic Clarke Restaurant Mestizo
L'intérieur du restaurant Mestizo. © Gonzalo Puga

 

"L'objectif était de créer une sorte de pavillon étrange, une folie comme celles qui semblent improvisées dans les vieux parcs : le pavillon chinois, ou le japonais, ou le grec, la volière", explique l'agence dans un communiqué. Le projet, éphémère, n'a finalement pas été validé par la municipalité.

 

Il a alors été décidé de modifier l'esthétique et le poids de l'ouvrage, en privilégiant de poutres en béton armé noir, assemblées à des dalles du même matériau. Ces éléments forment le "faux plafond" de l'enceinte, elle-même habillée de blocs de granit.

 

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