"Conçue et réalisée sur la base d'un quadrilatère orthodiagonal, la charpente est à chevrons formant fermes dont l'épure est différente à chaque travée", détaille le charpentier. En outre, "il faut noter l'absence de jambes de force et de blochets malgré la présence d'une plateforme à deux sablières", une caractéristique "particulière" voire "anormale".

 

450 années sont passées par là

 

Mais l'intervention n'a pas non plus été titanesque dans la mesure où la charpente d'origine était encore globalement en plutôt bon état. Certes, à cause du manque d'entretien et de l'usure du temps - 450 ans se sont tout de même écoulés entre la construction et la restauration -, des dégradations sont apparues, notamment au niveau du faîtage. Une pourriture a été constatée sur les pieds de chevrons et les entraits des fermes, faisant basculer la charpente. Les couronnements des poinçons et des pièces environnantes se sont parallèlement désagrégés.

 

Les charpentiers ont donc redressé la structure et purgé les bois : "On ne l'a pas totalement démonté mais on en a quand même beaucoup démonté pour remplacer parfois un seul morceau !", note Stéphane Leroux. "Ce fut une démarche fastidieuse, car il fallait passer par beaucoup d'étapes préalables pour accéder à une seule pièce défectueuse."

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