ÉNERGIE. La production nucléaire française a atteint 379,5 térawatts-heures (TWh) d'électricité en 2019, ce qui représente une diminution de 3,5% par rapport à 2018, a indiqué EDF ce 13 janvier 2020. La faute à des arrêts de réacteurs, soit en raison "d'incidents", soit pour permettre d'effectuer des visites décennales de maintenance.

En 2019, la production nucléaire française a atteint en cumul 379,5 TWh d'électricité, en baisse de 3,5% en comparaison à 2018, où elle s'était élevée à 393,2 TWh. Ce 13 janvier 2020, EDF a communiqué ces chiffres, en précisant qu'ils étaient en-deçà "de ce qui avait été annoncé préalablement", selon Stéphane Feutry, délégué d'état-major de la division production nucléaire de l'énergéticien, cité par Le Figaro. Les raisons ? Les arrêts de réacteurs, à l'instar de ceux de la centrale de Cruas, dans l'Ardèche, en fin d'année dernière, pour cause de contrôles effectués après le séisme du Teil. Le groupe a aussi dû retarder la construction du réacteur à eau pressurisée de nouvelle génération du site de Flamanville, dans la Manche. Mais d'autres interruptions de production ont été nécessaires dans le reste du pays ; des "arrêts de tranches" dûs à des visites décennales de maintenance. De même, un niveau de production éolienne suffisant permet à EDF et RTE de diminuer le niveau de production nucléaire.

 

Tablant initialement sur 395 TWh de production nucléaire pour l'année 2019, EDF a dû revoir régulièrement à la baisse ses prévisions au fil des mois. Mais pour Stéphane Feutry, "même si cette production est plutôt dans le bas de la fourchette par rapport à nos prévisions, ce qui compte est qu'il n'y a pas de problème d'alimentation de la clientèle". Pour l'heure, l'énergéticien n'a communiqué aucune prévision pour 2020 ; ces perspectives devraient être présentées en même temps que les résultats financiers du groupe, le 14 février prochain. Le quotidien économique ajoute que 2020 sera marquée par différents évènements pour EDF : d'une part, la fameuse centrale de Fessenheim (Bas-Rhin) doit enfin être arrêtée définitivement ; d'autre part, l'énergéticien devra assumer "un programme d'arrêts de tranches un peu moins chargé qu'en 2019", à savoir sept visites décennales contre huit en 2019.

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