Parmi les autres atouts du béton de chanvre, la pérennité du revêtement et la légèreté du système sont mises en avant, celui-ci étant jusqu'à cinq fois plus léger qu'un revêtement traditionnel. Une caractéristique qui lui évite de trop impacter les fondations et l'assise du bâtiment. De plus, l'enduit se compose de 80% de chaux Tradical Thermo-Chanvribat et ne possède pas de membrane, ce qui permet à la chaux d'assurer directement l'étanchéité à l'air et à l'eau. Au final, le bilan carbone de l'opération est donc satisfaisant aux yeux de Richard Thomas, sachant que le chanvre utilisé provient de cultures françaises : "L'ambition de départ est d'aller au-delà de la réglementation actuelle, en utilisant des matériaux biosourcés, en baissant les émissions, en optimisant l'énergie, en stockant le carbone..." De plus, les gaines seront superposées pour davantage d'efficacité, et les calories des eaux grises seront récupérées pour chauffer l'eau froide, laquelle sera ensuite mélangée à l'eau chaude dans le mitigeur. Avec une durée de vie minimale estimée à une centaine d'années, le béton de chanvre prétend s'adapter à un grand nombre de configurations et fonctionnerait aussi bien en hiver qu'en été. La conservation des épaisseurs garantit de fait la conservation des performances, avec notamment une bonne réaction et une résistance satisfaisante au feu.

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