"Ce chantier a été très intéressant par rapport à la rareté de son objet", confie l'architecte du patrimoine en charge du projet, Pierrick de Vaujany. "Refaire une couverture en lauze n'est pas forcément évident, car on en fait de moins en moins. Aujourd'hui, on compte les toitures en lauze sur les doigts d'une main." Un constat qui s'explique par les coûts élevés du matériau, qui impactent tout le process, de l'extraction de la pierre jusqu'à sa pose. C'est pourquoi les toitures typiques de la région iséroise sont souvent refaites en tuiles plates.

 

Dans le cas de la maison forte de Brotel, les équipes intervenant sur site savaient qu'elles se lançaient dans un chantier d'ampleur : "Je voyais le site se dégrader au fil du temps, faute d'entretien", reconnaît l'architecte. "Mais nous avons eu la chance de tomber sur un propriétaire qui s'est accaparé ce lieu afin de sauvegarder ce patrimoine unique." Bien que le château du XIIIe siècle ne bénéficie pas d'un classement spécifique au titre de la protection des monuments historiques, il est tout de même labellisé Site patrimonial remarquable.

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