PRESENTATION. Nouvelle étape pour la candidature de Paris aux JO 2024. Le comité de soutien remet, ce vendredi, au Comité international olympique (CIO), la dernière partie de son dossier dédié à "la livraison et l'héritage des Jeux". En charge du conseil et de l'assistance technique en matière d'élaboration des plans d'aménagement des 36 sites olympiques et paralympiques, l'agence internationale Populous nous avait expliqué ce rôle. En quoi consiste-t-il et qu'est-il prévu pour ce projet ?

Dernière ligne droite pour le comité de candidature de Paris 2024 qui souhaite accueillir les JO du 2 au 18 août 2024. Alors que ce vendredi matin sera remis au Comité international olympique (CIO), la troisième et dernière partie du dossier de candidature consacrée à la "livraison des Jeux, l'expérience et l'héritage en termes de sites olympiques", un important travail de conseil et d'assistance a été mené par l'agence internationale d'architecture Populous et la société d'ingénierie Egis, depuis avril 2016. Leurs missions ? Assurer le "bon dimensionnement et la conformité des installations existantes aux besoins d'un événement d'une telle envergure, et de la conception des installations et des structures nouvelles ou temporaires." Des points fondamentaux pour défendre l'héritage, un volet majeur pour le CIO.

 

"Une étape exaltante, qui témoigne de notre expertise en matière de conception d'événements sportifs"

 

"C'est une opportunité fantastique pour Paris de promouvoir sa dimension internationale et sa tradition sportive. C'est pour nous, depuis février 2016 et l'appel d'offre gagné en avril 2016, une étape exaltante, qui témoigne de notre expertise en matière de conception d'événements sportifs, appréciables par des millions de personnes", nous avait expliqué, en novembre dernier, Ben Vickery, architecte et associé principal de Populous, cabinet spécialisé dans la conception d'équipements sportifs.

 

L'agence d'architecte de design (300 salariés) dont ses trois centres névralgiques sont Londres, Kansas City et Brisbane, en Australie a conçu et réalisé près de 40 % des stades de plus de 60.000 places et près 28 % de l'ensemble des stades de plus de 40.000 places dans le monde au cours de ces vingt dernières années.

 

"Nous sommes, d'ailleurs, la seule agence d'architecture à avoir décroché trois stades olympiques : Sydney (2000), Londres (2012) et Sotchi (2014), en Russie, assure Ben Vickery. Pour le rugby, nous avons réalisé 380.000 sièges, dont l'Eden Park d'Auckland, le Suncorp Stadium de Brisbane, le Millenium de Cardiff et l'Aviva Stadium de Dublin." Les architectes ont aussi "planché" sur la candidature de Pyeongchang (2018) et celle de Tokyo (2020).

 

Du côté de la France, l'agence a livré, en janvier 2016, le Grand stade de Lyon et elle avait été désigné, avec l'atelier 2/3/4, par la Fédération française de rugby (FFR) pour la conception du future Stade de Rugby à Ris-Orangis (Essonne). Un projet désormais enterré.

 

Pourquoi le soutien de Populous comme architecte coordinateur ?

 

Toutefois, deux questions se posent : pourquoi le comité parisien a décidé de confier cet "héritage" à Populous ? Quelles sont justement ses missions ? "Nous disposons d'une forte expérience, acquise notamment auprès la ligue nationale de Superbowl (NFL) et pour la coupe du monde de football (FIFA), de cricket, les coupes du monde de rugby ou l'organisation en 2015 des premiers jeux européens à Bakou en Azerbaïdjan", rappelle Ben Vickery.

 

Quant aux missions assurées par Populous déjà accomplies auprès de vingt villes hôtes des Jeux olympiques, elles couvrent un large spectre : "Cela va de l'assistance aux dossiers de candidature et à l'élaboration du schéma directeur des principales structures et installations, jusqu'à la conception du stade principal, mais également des structures temporaires nécessaires pour accueillir des Jeux Olympiques modernes", nous détaille-t-il.

 

"L'idée n'était pas de copier Londres", Ben Vickery, architecte et principal associé de Populous

 

Toutefois, "l'idée n'était pas de copier Londres", répète-t-il. Je crois tout de même que Londres a créé de nouveaux Jeux appuyés sur des structures temporaires et un bon modèle pour le budget. En revanche, nous avons pris le parti de ne pas regarder le concurrent Los Angeles et ni commenter ses atouts."

 

Pour réaliser le dossier de 110 pages, les architectes de Populous ont consulté dans le détail tous les plans d'aménagements des stades et complexes sportifs et apporté leur expertise en matière d'amélioration de tous les sites. "A partir de notre expérience à Londres, où nous avons réalisé tous les sites, nous avons voulu monter l'importance de leur compacité, devenue un vrai enjeu depuis Rio 2016, marquée par des sérieuses difficultés de circulation, ajoute Ben Vickery. Selon nos informations, des solutions sur la conception du village seraient pensées largement pour les athlètes, avec des temps de transports réduits jusqu'aux sites de compétitions.

 

Par ailleurs, plusieurs fans-zones seront installées autour des principaux sites des créations de lieux communs, par exemple, au Petit Palais, dans le 8ème arrondissement, pour accueillir les familles des athlètes.

 

"Effectivement, l'un des points majeurs demeure l'héritage des Jeux, un volet important pour le CIO, qui liste un certain nombre d'exigences d'infrastructures, et note la gestion des ressources ou encore la mobilité", insiste-t-il.

 

Découvrez la suite de l'article dès la page 2 dédiée à la candidature de Paris 2024.


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