MUNICIPALES 2026. Le candidat de la gauche unie, hors La France insoumise, a présenté lundi 2 février 2026 différentes propositions en matière de logement.

Emmanuel Grégoire, le candidat à la mairie de Paris du parti socialiste (PS), du parti communiste (PCF) et des écologistes (LE), a dévoilé lundi 2 février 2026 plusieurs propositions en matière de logement, au siège parisien de l'organisation humanitaire l'Armée du salut. L'actuel député et ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo a promis de mettre en place un "choc d'offre" et de mieux réguler les "excès du marché".

 

Le candidat a en effet indiqué qu'il souhaitait augmenter "significativement" l'offre de logements disponibles dans la capitale, où se loger "est devenu un parcours du combattant". Emmanuel Grégoire a notamment promis la création de 60.000 nouveaux logements publics, dont 30.000 sociaux et 30.000 abordables, qui seraient jusqu'à 25% moins chers que les prix du parc privé.

 

Près de 1.000 nouveaux HLM à destination des étudiants et des jeunes travailleurs seraient également créés, ainsi que 1.000 logements en bail réel solidaire (BRS), un mécanisme qui permet l'accession sociale à la propriété en dissociant le foncier du bâti.

 

Lutte contre la vacance

 

Le candidat promet également de lutter contre la vacance, qu'il évalue à près de 300.000 logements dans la capitale. Pour ce faire, il compte davantage taxer les biens vacants ou secondaires afin d'inciter les propriétaires à les remettre sur le marché. Le député projette également de créer une "brigade de protection du logement" qui aura pour mission de lutter contre "les dizaines de milliers de meublés touristiques illégaux", de détecter les marchands de sommeil ou encore de veiller au respect de l'encadrement des loyers en vigueur dans la capitale.

 

Le candidat socialiste, qui a annoncé qu'il mettra en place une "équipe inter-bailleurs" pour intervenir "rapidement pour les petites réparations" au sein du parc social, s'est également engagé à rénover 200.000 logements durant son mandat, notamment à travers l'isolation des toits et la pose de volets.

 

Sa concurrente de droite, Rachida Dati (LR), promet de son côté de rénover 10.000 logements sociaux par an, soit près du double de l'objectif que s'est fixé la ville. Tandis que le candidat d'Horizons et de Renaissance Pierre-Yves Bournazel s'est engagé à remettre 60.000 logements sur le marché, notamment grâce à la création d'un fonds de garantie et de caution solidaire fourni par la municipalité, incitant les propriétaires à louer leurs biens. Le candidat souhaite également limiter les locations de courte durée à 30 nuitées, contre 90 actuellement dans la capitale.

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