SANTÉ. Le guide de précautions sanitaires de l'OPPBTP a été mis à jour ce 7 septembre 2020 au soir pour prendre en compte le protocole du Gouvernement, qui a lui-même été actualisé fin août. La nouvelle version définit notamment les lieux collectifs clos appliqués aux chantiers, et précise les dispositions du port du masque pour les ouvriers du bâtiment.

La mise à jour était attendue, elle est arrivée ce 7 septembre 2020 au soir : conformément à ce que le directeur général de l'OPPBTP, Paul Duphil, avait indiqué à Batiactu, le guide de précautions sanitaires de l'organisation a été actualisé pour prendre en compte le nouveau protocole national qui a été publié le 31 août dernier par le ministère du Travail (cliquez ici pour obtenir la dernière version du guide). Les règles sanitaires ont effectivement été revues et corrigées au vu de l'évolution de l'épidémie de Covid-19, qui a tendance à repartir à la hausse depuis la fin de la trêve estivale. Le protocole national mis à jour s'applique donc depuis le 1er septembre, et l'OPPBTP lui a emboîté le pas en publiant une nouvelle version de son guide. L'organisation qui tient à rappeler au passage que la pandémie de coronavirus est toujours là et qu'il est nécessaire de continuer à appliquer les gestes-barrières.

 

Le port du masque dépend du type de chantier

 

Dans les faits, le guide mis à jour définit la notion de lieux collectifs clos appliquée aux chantiers, et précise les dispositions du port du masque pour les ouvriers du bâtiment. Ainsi, l'OPPBTP indique que les règles et dérogations qui s'appliquent aux ateliers (voir l'article de Batiactu consacré au port du masque obligatoire et à ses exceptions) sont également en vigueur sur les chantiers considérés comme des lieux collectifs clos, c'est-à-dire les "chantiers clos et couverts à partir du moment où tous les ouvrants extérieurs sont posés, par niveau ou en totalité". Dans un communiqué, l'organisme de prévention précise : "Il est possible de ne pas porter de masque pour les collaborateurs, dès lors que les conditions de ventilation/aération fonctionnelles sont conformes à la réglementation ; que le nombre de personnes présentes dans la zone de travail est limité ; que ces personnes respectent la plus grande distance possible entre elles, y compris dans leurs déplacements, portent une visière et que l'activité de travail ne nécessite pas une protection respiratoire spécifique".

 

Concernant les chantiers en extérieur, le port du masque n'y est pas obligatoire, "sauf en cas de travail à moins d'un mètre d'une autre personne ou de doute sur la possibilité d'organiser le travail pour respecter la distance minimale de 1 mètre". Dans le cas où un travail en extérieur exposerait de surcroît à des intempéries, le guide préconise de porter un "écran facial" ou une visière en complément du masque. Pour les entreprises de construction amenées à réaliser des chantiers en extérieur, non-clos et dans l'espace public, l'OPPBTP les invite à contacter les autorités locales "pour convenir des éventuelles dérogations". En revanche, les ouvriers intervenant sur des chantiers clos séparés de la voie publique, par exemple par le biais de palissades pleines et hautes, ne sont pas obligés de porter le masque. A l'inverse, les artisans se rendant chez "une personne à risque de forme grave de Covid-19 ou chez une personne malade" devront le porter.

 

Ne pas oublier les risques "traditionnels" des chantiers

 

Cette mise à jour du guide de l'OPPBTP englobe également des recommandations pour les déplacements en véhicules : plusieurs salariés peuvent partager la même voiture ou le même utilitaire, mais chacun d'entre eux devra porter un masque, se laver les mains et assurer "une procédure effective de nettoyage/désinfection du véhicule". Pour le reste, les fiches pratiques mises à disposition des entreprises sont complétées avec une nouvelle fiche intitulée "Adaptation et dérogations au port du masque". L'ensemble des documents est rassemblé dans "la boîte à outils Covid-19", accessible sur le site preventionbtp.fr.

 

Malgré tout, il ne faut pas non plus perdre de vue que le coronavirus est loin d'être le seul risque, tant sur les chantiers que dans la vie quotidienne : par la voix de son directeur général Paul Duphil, l'OPPBTP souligne que "la mobilisation nécessaire sur la Covid-19 ne doit pas occulter l'attention particulière à maintenir sur tous les risques 'traditionnels' des chantiers : risque de chutes et de heurts, risques liés à l'électricité, aux engins, aux produits chimiques, au port de charges et aux postures". Et le responsable d'appeler aussi à la vigilance quant "aux possibles absences des salariés et à la tentation de faire malgré tout".

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