ELECTIONS. Afin de marquer sa différence par rapport à ses concurrents, le député de l'Essonne a déclaré sur BFM ce jeudi 5 septembre, au lendemain de l'officialisation de sa candidature à la mairie de Paris en 2020, qu'il porterait une "écologie de l'efficacité, servie par les sciences et la technologie."

Quel candidat à la mairie de Paris en 2020 ne se dit pas écologiste, à l'heure de la lutte contre le réchauffement climatique ? Afin de marquer sa différence par rapport à ses concurrents, le député de l'Essonne Cédric Villani a déclaré sur BFM ce jeudi 5 septembre, au lendemain de l'officialisation de sa candidature, qu'il porterait une "écologie de l'efficacité, servie par les sciences et la technologie." Le mathématicien aura d'ailleurs à ses côtés le député et ingénieur Matthieu Orphelin pour travailler sur des solutions de court et de long terme en matière d'écologie. Comme, par exemple, la conjugaison d'analyses de la ville de Paris avec des simulations numériques, afin d'identifier les meilleurs endroits pour implanter des espaces verts. Dans le but d'adapter la capitale au changement climatique, Cédric Villani se dit en effet partisan de la végétalisation à Paris, et pas "juste avec de grands projets emblématiques mais à proximité des citoyens." "Il faut avoir des îlots de verdure, de fraîcheur, "débitumer"", a-t-il insisté.

 

A cet égard, que pense-t-il du vaste projet de rénovation de la gare du Nord, qui doit tripler sa surface d'ici à 2024, et qui a été attaqué cette semaine par un collectif d'architectes et d'urbanistes de renom ? "C'est un sujet sur lequel il a travaillé, sans avoir à ce stade pris position pour ou contre. Ce n'est pas son rôle et c'est très prématuré", explique à Batiactu Anne-Christine Lang, députée de la 10ème circonscription de Paris, et qui est l'une des porte-parole de Cédric Villani. Tout en ajoutant que ce dernier « considère que, globalement, Paris a été beaucoup trop bétonnée ces dernières années, et que cette question mérite d'être remise sur le métier."

 

Toujours au sujet du cadre de vie, le député de l'Essonne a reconnu sur BFM que le prix moyen du mètre carré à Paris, qui a franchi en août la barre des 10.000 euros pour la première fois, "représente de grosses recettes pour la ville, au travers des droits de mutation à titre onéreux." Mais "une ville dans laquelle les loyers sont si élevés, c'est une ville qui perd ses classes moyennes, ses familles", a-t-il déploré. Cédric Villani se "félicite" donc du retour de l'encadrement des loyers à Paris depuis le 1er juillet. Et, au sujet de l'organisme foncier solidaire de la ville de Paris, dont Ian Brossat a récemment annoncé qu'il serait mis en place d'ici à la fin de l'année pour réduire le coût de l'accession à la propriété, Cédric Villani estime que "c'est certainement une bonne idée de l'expérimenter." Quant à la suggestion de David Belliard, candidat EELV à la mairie de Paris, qui propose de geler les loyers pendant cinq ans dans la capitale, le mathématicien juge qu'elle "n'a pas été encore assez débattue", mais "qu'il ne faut rien s'interdire."

 

Autant de propos qui n'ont pas convaincu Yannick Jadot : "Cédric Villani dit vouloir être un maire écologiste mais lors des votes sur le CETA [traité de libre-échange avec le Canada ; Ndlr] et le glyphosate, il s'est arrangé pour ne pas voter. L'écologie ce ne sont pas de mots mais des actes", a réagi sur son compte Twitter l'eurodéputé écologiste.

 

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