Matériau naturel et durable, l'ardoise gagne du terrain sur les toitures et façades françaises. Le pays est même le premier marché européen. Mais comment sont produites ces fines plaques minérales ? Visite guidée de la plus importante carrière de Cupa Pizarras située en Galice (Espagne).

"L'ardoise est une roche métamorphique d'origine sédimentaire dont la formation remonte à 500 millions d'années". Tel pourrait être le début de l'histoire contée par un vieux professeur de géologie. Mais, une fois cette définition posée, impossible de savoir comment sont extraits et façonnés les délicats feuillets gris-noir. Erwan Galard, le responsable marketing communication France pour le groupe espagnol Cupa Pizarras, nous explique : "C'est un schiste pur, très sombre, à grain fin. L'ardoise est une pierre 100 % naturelle, durable, qui résiste aux températures extrêmes, à l'eau et au feu, qui est exploitée dans des carrières à ciel ouvert ou, plus rarement, dans des mines en souterrain".

 

L'essentiel des carrières est aujourd'hui situé dans le nord-ouest de l'Espagne (voir encadré) mais la France possédait quelques gisements, notamment à Trélazé, non loin d'Angers (Maine-et-Loire), dont l'exploitation a été stoppée, faute de quantité suffisante de minéral. De l'autre côté des Pyrénées, l'activité artisanale, débutée tardivement au 19e siècle, est devenue industrielle dans les années 1960. Cupa Pizarras précise produire, chaque année, 180 millions d'ardoises…

 

Découvrez en images tout le procédé de production des ardoises dans les pages suivantes
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