Au premier plan des préoccupations du maître d'ouvrage, on retrouve donc l'empreinte environnementale : "L'espace naturel du Plan est protégé car il s'agit d'une zone inondable. La faune et la flore y sont préservées, et c'est un véritable poumon vert de l'agglomération toulonnaise", explique Patrick Pequignot, chef du projet pour le département du Var. "Le Plan compte des ambiances et des milieux écologiques variés. Auparavant, c'était un lieu de dépose de déchets souvent pollués, et d'occupations illicites. Ce secteur riche mais menacé a donc fait l'objet d'un classement en Espace Naturel Sensible, et le département a commencé à racheter les parcelles de la zone il y a plus de 20 ans." Et l'idée d'y construire une Maison de la nature a progressivement germé. Pour ce projet, le cahier des charges de la collectivité se veut strict : le Plan doit être un lieu vivant, en mesure d'accueillir les familles, mais aussi un endroit pédagogique, qui sensibilise les visiteurs aux questions environnementales.

 

En 2006, le département a lancé un concours européen de maîtrise d'œuvre. L'année suivante, le projet est donc attribué au groupement mené par l'Atelier Cépage et Yves Perret. "L'architecte est allé au-delà de nos attentes, en proposant le béton de chanvre et une partie en structure bois", reprend Patrick Pequignot. "Et il a vraiment fallu changer les mentalités : chasser le PVC, penser au bilan carbone de chaque matériau..." Les travaux ont enfin pu commencer en 2015. Pourquoi un tel décalage ? Car les difficultés rencontrées furent nombreuses : lourdeurs administratives et juridiques pour l'expropriation des terrains en friche, révision du PLU (Plan local d'urbanisme), contraintes liées au respect de la loi sur l'eau... Mais aucun acteur du projet n'a pour autant baissé les bras.

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