A première vue, les propos de Manuel Valls ont conquis Jacques Chanut, Président de la Fédération française du bâtiment (FFB), qui s'est félicité, mardi soir dans un communiqué d'avoir été entendu par le chef du Gouvernement après des mois de protestation. "Les 83.240 entrepreneurs qui avaient dit un non franc et massif à ce dispositif, en signant notre pétition, accueillent positivement cette véritable avancée, indique la FFB dans un communiqué. Dans la nouvelle concertation qui s'ouvre, la FFB ne baissera pas la garde et cherchera tous les moyens pour sécuriser les entreprises !".
Enfin, Jacques Chanut nous confie mercredi soir, que les entreprises du bâtiment sont enfin soulagées. "On va pouvoir enfin ouvrir des discussions pragmatiques et rentrer dans le concret sans avoir le pistolet sous la tempe", ajoute-t-il. Car les six critères reportés au 1er janvier 2016 sont clairement subjectifs. Il est clairement impossible de mesurer la pénibilité dans ces conditions-là. En revanche, les quatre autres critères retenus comme celui du travail de nuit sont objectifs et donc facilement mesurables."

 

Même son de cloche pour Pierre Gattaz, le patron du Medef qui a salué sur Twitter, "un discours encourageant de Manuel Valls: des avancées à regarder !".

 

La FNTP se félicite des annonces du Premier Ministre de ce jour qui vont dans le sens des demandes de nos entreprises de Travaux Publics. Toutefois, elle sera sera "vigilante sur la mise en œuvre effective de ces annonces et poursuivra son action pour obtenir une sécurisation juridique des entreprises."

 

L'UPA dit non au boycott de la conférence sociale

 

Toutefois, l'UPA reste plus mesurée : "Sur le fond, tout reste à faire pour éviter les carcans administratifs (mesure de la pénibilité), les freins à l'embauche (temps partiel minimum) et les contributions supplémentaires (cotisations pénibilité) qui menacent les entreprises françaises déjà mises à mal par plusieurs années de ralentissement économique, explique-t-elle dans un communiqué. Cependant, l'ouverture dont fait preuve le Premier ministre est salutaire. Elle va pouvoir laisser place à la concertation."

 

Enfin, si pour la CFDT,<</b>i> "cette interview du Premier ministre est une rupture en termes de dialogue social", l'UPA nous signale également qu'elle a eu le mérite de décrisper les relations tendues entre patronat et syndicat à quelques jours de la conférence sociale. "Nous participerons sans aucun doute", nous a-t-on affirmé à l'UPA. En revanche, le Medef et la CGPME prendront leurs décisions ce vendredi…

 

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