JUSTICE. C'est du 27 janvier au 5 février 2020 que se tiendra le procès ordonné à la suite de l'enquête sur des soupçons de corruption et de favoritisme pour l'attribution du nouveau bâtiment du ministère des Armées, baptisé le "Balardgone", en référence au Pentagone des Etats-Unis.

Le procès ordonné à la suite de l'enquête sur des soupçons de corruption et de favoritisme pour l'attribution du nouveau bâtiment du ministère des Armées, le "Balardgone", aura finalement lieu du 27 janvier au 5 février 2020. Pour rappel, le juge d'instruction Serge Tournaire avait renvoyé devant le tribunal correctionnel 5 personnes physiques et une personne morale dans son ordonnance du 29 juillet dernier : parmi les personnes physiques, Fabrice Couderc, qui travaillait à la direction du patrimoine du ministère de la Défense, est soupçonné d'avoir dérobé des documents confidentiels sur l'appel d'offres ; de plus, un homme d'affaires franco-tunisien, Karim Aissa, fait également partie des mis en cause. La société Sogea Martinique, la filiale de Vinci victorieuse face à Bouygues pour l'appel d'offres, constitue la personne morale. En revanche, un haut responsable de Bouygues pour lequel le Parquet national financier avait requis un procès, profite finalement d'un non-lieu. Au total, le jugement devrait se tenir sur 5 demi-journées.

 

Pour rappel, le "Balardgone", ainsi nommé en référence au Pentagone des Etats-Unis, est un bâtiment situé dans le quartier Balard, dans le XVe arrondissement de Paris. Inauguré fin 2015 par le président de la République de l'époque, François Hollande, le projet avait en fait été lancé en 2007 par son prédécesseur, Nicolas Sarkozy. Le site regroupe les états-majors des trois armées - de Terre, de l'Air, et la Marine - avec leur centre opérationnel commun, le Centre de planification et de commandement des opérations.

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