ENTRETIEN CROISÉ. Routes, réseaux, ouvrages d'art… longtemps invisibles dans le débat public, les infrastructures du quotidien, et surtout celles déjà existantes, concentrent pourtant de fortes attentes de la part des citoyens. Et ils aimeraient que les candidats aux élections municipales et les futurs maires se saisissent des enjeux qui les entourent. Batiactu a réuni Victor Delage, fondateur de l'institut Terram, et Alain Grizaud, afin de décrypter les priorités des Français et les leviers d'action des élus.


Invisibles et pourtant essentielles. Les infrastructures du quotidien sont rarement au premier rang dans le débat public, y compris dans les campagnes électorales. Sauf lorsqu'elles dysfonctionnent. Un constat souligné, fin 2025, par une étude de l'institut Terram, et que tente de renverser depuis longtemps désormais la FNTP(*). Ces infrastructures, routes, canalisations, espaces publics, réseaux d'énergie, ouvrages d'art, sont pourtant au cœur de la vie des Français. Et, pour beaucoup d'entre elles, les mairies et les intercommunalités jouent un rôle majeur dans leur gestion, leur maintien, leur entretien. C'est pourquoi, à l'approche des élections municipales, Batiactu a souhaité, non pas confronter, mais rapprocher les points de vue de Victor Delage, fondateur et directeur général de l'institut Terram, et d'Alain Grizaud, président de la FNTP, afin de mettre en avant les attentes de la population et les leviers d'action des élus du bloc local.

 

 

Pourquoi l'institut Terram a souhaité se pencher sur la question des infrastructures ?

 

Victor Delage.
Nous sommes en relation depuis plusieurs mois avec des élus et des candidats aux élections municipales de mars 2026. Et nous avons constaté beaucoup d'hésitations et même de dilemmes programmatiques entre maintien et entretien des infrastructures, grands projets de réaménagement, de végétalisation comme lors du mandat qui s'achève, ou sobriété. D'autant plus dans un contexte économique plus contraint pour les collectivités locales, où l'opinion a conscience qu'il va falloir se serrer la ceinture.

 

"Les artères invisibles de la République"

 

Par ailleurs, les infrastructures sont invisibles car personne n'en parle lorsque tout va bien. En revanche, dès qu'une panne ou une discontinuité du service émerge, elles font rapidement la une des médias locaux. Le discours est donc plutôt négatif et c'est pourquoi nous voulions replacer le sujet dans le débat, car elles sont essentielles et constituent "les artères invisibles de la République".
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