Le gouvernement planche sur des solutions pour aider les 91 conseils d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (CAUE) à sortir de la grave crise financière qu'ils traversent. C'est ce qui est ressorti d'une réunion entre la Fédération nationale des CAUE et le ministère des Finances, organisée le mercredi 3 juin 2026.
Ces structures d'ingénierie territoriale, créées par la loi de 1977 sur l'architecture, qui informent et conseillent gratuitement élus et habitants sur leurs projets, sont confrontées à de sérieuses difficultés économiques en raison de la réforme de la taxe d'aménagement, issue de la loi de finances de 2022. Celle-ci a transféré l'instruction des dossiers des directions départementales des territoires (DDT) vers la Direction générale des finances publiques (DGFiP), engendrant des dysfonctionnements.
Depuis, les CAUE, qui dépendent à 80% de cette taxe, sont dans une situation grave. Celui de la Manche a été liquidé en novembre 2025, tandis que celui de la Gironde a annoncé, jeudi 4 juin, "être obligé de procéder à une seconde vague de licenciements économiques", en procédant à une réduction de 50% de son effectif, soit 10 postes. Cette annonce intervient un an après le licenciement de 6 salariés. Sophie Gentil, directrice de la Fédération nationale des CAUE, et Eleonore Chambras Lafuente, responsable des affaires publiques, font le point pour Batiactu.
Batiactu : Quelle est la situation actuelle des CAUE ?
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