ANNONCES. Le ministre a signé sur les Assises du Logement, le plan BIM 2022. Il s'est exprimé sur la digitalisation du secteur et en a profité pour faire un point sur la loi Elan, passée devant le Conseil constitutionnel.

"La transition digitale est une chance" a déclaré Julien Denormandie, en clôture des premières Assises du Logement, qui se sont tenues le 15 novembre au palais d'Iéna ( Paris). Il a évoqué la place du BIM en signant le plan BIM 2022, dont la présidence a été confiée à Yves Laffoucrière. Selon lui, la digitalisation permettra de construire plus vite et moins cher, y compris en rénovation.

 

"Fallait-il rendre le BIM obligatoire ? Non, de trop nombreuses entreprises auraient raté des marchés publics", affirme Julien Denormandie. "Il faut continuer la transformation, et favoriser l'accès à l'ensemble des opérateurs, gros ou petits." Le ministre a cité l'exemple de la plateforme Kroqi, gérée par le CSTB, qui accueille chaque mois 1.000 adhérents supplémentaires.

 

Une enveloppe de dix millions d'euros

 

Le plan BIM 2022 s'articulera donc autour de deux axes : généraliser la maquette numérique en accompagnant les professionnels et donner l'accès à ces acteurs à des outils pour travailler. Une enveloppe de 10 M€ sera allouée à ces deux missions. Le ministre a précisé : "Le BIM ne saurait à lui seul être la seule solution à la digitalisation.". En urbanisme, tous les actes seront digitalisés à partir de 2020, résolvant par là le problème des pièces manquantes dans les dossiers.

 

 


 

Afin de prendre la suite du Plan de transition numérique du bâtiment, le ministre a indiqué qu'ADN Construction coordonnerait la suite des missions auparavant dévolues. "La transition digitale n'est pas une perspective, c'est une réalité et une opportunité à saisir dès maintenant. Elle doit bénéficier à toutes les entreprises du secteur du logement et apporter de nouveaux services aux professionnels et aux usagers dans tous les territoires", a déclaré le ministre Julien Denormandie.

 

Loi Elan : le Conseil constitutionnel a tranché
Le Conseil constitutionnel a rendu son avis sur le texte de loi, au moment même où Julien Denormandie s'exprimait à la tribune du CESE. Les sages ont considéré que les dispositions centrales étaient conformes à la constitution mais que 19 articles étaient considérés comme des "cavaliers législatifs", c'est à dire qu'ils n'avaient pas à figurer dans un texte sur le logement.

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