RESULTAT. La ville de Paris a dévoilé les lauréats du concours "Grand site tour Eiffel" dont l'objectif est de réaménager les environs du monument avant les jeux olympiques de 2024. Sur plus de quarante candidatures, la ville a choisi 4 équipes pluridisciplinaires. Ces dernières s'appuieront sur une maquette Bim développée spécialement pour ce grand projet.

La tour Eiffel, symbole de la France à travers le monde, a bien failli disparaître, aime le rappeler Jean-Louis Missika, adjoint à la mairie de Paris en charge de l'urbanisme, de l'architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l'attractivité. Mais le monument incontournable est toujours debout.

 

Pour autant, la ville de Paris veut magnifier la dame de fer et ses environs. "Ce n'est pas seulement un monument qui se visite mais c'est aussi un monument qui se regarde", souligne Jean-François Martins, adjoint en charge des sports, du tourisme et des JO. C'est dans ce contexte que la ville de Paris a lancé le concours Grand site tour Eiffel en début d'année. Ce 4 mai 2018, les adjoints d'Anne Hidalgo ont dévoilé les quatre équipes retenues pour dessiner ce "grand projet". "Nous ne sommes pas à la recherche d'un geste architecturale", a déclaré Jean-Louis Missika ajoutant : "ce doit être une réponse urbaine, de paysage et de gestion de flux". Les visiteurs, comme les Parisiens, doivent pouvoir "apprécier la tour sous toutes ses coutures", a poursuivi Jean-François Martins.

 

Parmi plus de quarante candidatures, la ville a retenu 4 équipes dont deux sont dirigées par des architectes : AL_A Amanda Levete Architects et KOZ Architectes ; et deux par des paysagistes : Gustafson Porter + Bowman et l'agence TER. Ces équipes pluridisciplinaires pourront s'appuyer sur la maquette Bim, réalisée par Autodesk, pour élaborer leur projet. Maquette qui a été présentée ce vendredi lors de la conférence de presse. Découvrez-la ci-dessous :

 

 

Pour ce projet, Autodesk a utilisé le BIM pour créer le plus grand modèle urbain au monde de ce type, comprenant les bâtiments, les routes et les infrastructures, les zones piétonnes, les ponts, le mobilier urbain et les espaces verts environnants. C'est "un défi passionnant à relever", souligne l'éditeur de logiciel."Le mappage précis des 2,4 km² du site a nécessité des relevés par LiDAR (télédétection par laser) permettant de générer 194 blocs de nuages de points, une photographie aérienne précise à 2-5 cm selon les zones, et enfin la création de 342 Go de données de nuage de points. Soit 10,3 milliards de points ! Ces données peuvent toutes être utilisées pour créer des modèles dans les logiciels Autodesk InfraWorks et 3ds Max", détaille l'éditeur de logiciels.

 

Encourager l'utilisation du BIM

 

Nicolas Mangon, vice-président AEC (Architecture, Ingénierie, Construction) Stratégie et marketing Business chez Autodesk explique que son entreprise est fière participer à ce grand projet qui "va permettre notamment, de montrer au monde entier comment les technologies émergentes font évoluer le secteur de l'architecture et du BTP". Il en profite pour ajouter que "même si l'adoption du BIM et des outils numériques s'accroît en France au travers du PTNB (Plan de Transition Numérique dans le Bâtiment), il reste encore beaucoup de personnes à convaincre de la puissance du BIM et du numérique. Nous espérons que la réussite de ce projet et les enseignements que nous pourrons en tirer encourageront de nombreux pays à se tourner vers une approche numérique, comme le BIM ou le cloud, comme l'avenir de l'industrie de l'AEC".

 

L'équipe gagnante sera désignée d'ici à un an, pour lui permettre de démarrer les travaux au plus vite mais surtout pour que tout soit terminé avant l'organisation des Jeux Olympiques à Paris en 2024, sachant qu'il n'y aura "pas de rupture de service pendant les travaux", a précisé enfin Jean-Louis Missika.

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