INFRASTRUCTURE. La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a rappelé le soutien du gouvernement au projet controversé de tunnel ferroviaire reliant Lyon et Turin. Le chantier, dont le coût est estimé à 8,6 milliards d'euros est très contesté en Italie.

Ce mardi 13 novembre 2018 au Sénat, la ministre des Transports a confirmé le soutien du gouvernement pour le projet du tunnel reliant Lyon (Rhône) à Turin, en Italie. "La position du gouvernement est claire : respect des engagements internationaux et respect du processus de décision de nos voisins italiens", a expliqué Elizabeth Borne. Le ministre italien des Transports, Danilo Toninelli, a demandé une évaluation coûts-avantage du projet. "J'ai attiré l'attention de mon homologue sur le fait que le calendrier de l'étude et les décisions à suivre devront être cohérentes avec les contraintes liées à nos engagements internationaux conjoints, et notamment en termes de financements européens", a précisé la ministre.

 

Le projet prévoit la construction d'un tunnel de 57,5 kilomètres entre la vallée de la Maurienne et le Val de Suse, pour un coût estimé de 8,6 milliards d'euros. Au final, le Lyon-Turin permettrait d'accélérer les liaisons de passagers (avec un trajet entre les deux villes ramené à deux heures au lieu de quatre) et de transférer le fret vers le rail, afin de désengorger les routes des camions. Pour faciliter les travaux, la Commission européenne a proposé d'augmenter sa participation en la passant de 40 à 50 %, a rappelé la ministre.

 

En Italie, le projet divise jusqu'au sein de la coalition gouvernementale, entre Liugi Di Maio, qui conteste l'idée, et Matteo Salvini, qui la soutient. Le samedi 10 novembre dernier, à Turin, près de 40.000 personnes se sont réunies pour manifester leur support au projet. La maire de la ville, Chiara Appendino, a de son côté indiqué sur ses réseaux sociaux que "la porte restait ouverte et qu'elle le resterait".

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