ENTRETIEN. Alors que les épisodes climatiques extrêmes se multiplient, la filière du paysage entend peser davantage dans les décisions d'aménagement. Le président de l'organisation professionnelle qui la représente, Nicolas Leroy, plaide pour un urbanisme plus résilient.
Il a été élu président de l'Union nationale des entreprises du paysage (Unep) en décembre 2025 pour un mandat de trois ans. L'ancien président de la commission économique nationale de l'organisation représentant la filière, Nicolas Leroy, entend replacer la branche au cœur des décisions politiques et économiques. Pour le professionnel, les paysagistes ont un rôle crucial à jouer dans l'atténuation et l'adaptation aux effets du dérèglement climatique. Rencontre avec un dirigeant optimiste.
Quelles sont les grandes lignes de votre mandat ?
Nicolas Leroy : Avant d'être président, j'ai œuvré au sein du bureau national de l'Unep. Mon mandat s'inscrit dans la continuité de la présidence de Laurent Bizot. Nous avons défini une stratégie, baptisée Cap 2030, qui structure notre action autour de plusieurs priorités. Les entreprises du paysage, essentiellement des TPE et PME, ont besoin de stabilité et de visibilité. Elles doivent pouvoir s'appuyer sur des règles économiques, fiscales et sociales lisibles, particulièrement après les fortes évolutions intervenues ces 18 derniers mois, afin d'établir leur feuille de route et de consolider leur modèle économique.A quelles règles pensez-vous ?
Nous ne pouvons pas supporter des variations immédiates. Les entreprises n'ont pas la solidité suffisante pour s'adapter, dans un délai extrêmement court, aux décisions prises et actées par l'Assemblée nationale, dès lors qu'elles ont un impact direct sur la masse salariale, les investissements, le régime fiscal des entreprisesIl vous reste 79% à découvrir.
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