CHAUFFAGE. Alors que les Français doivent rester chez eux en cette période de confinement sanitaire et malgré l'arrivée du printemps, un épisode de froid a contribué à faire grimper les besoins de chauffage. La filière bois-énergie tient à rassurer les ménages en affirmant maintenir son activité forestière et ses canaux de distribution.

Pas facile pour les Français de rester enfermés chez eux en cette période de confinement sanitaire quand un coup d'œil par la fenêtre permet d'apercevoir un ciel limpide et un soleil aux rayons déjà chauds. Compte tenu de la situation et malgré l'arrivée du printemps, un épisode de froid a contribué à faire grimper les besoins de chauffage des ménages, qui ont atteint des niveaux élevés. La filière bois-énergie tient à rassurer la part de la population qui se chauffe au bois en affirmant maintenir son activité forestière ainsi que ses canaux de distribution. Les entreprises spécialisées dans les biocombustibles (granulés, bûches et bûches densifiées) continuent donc d'assurer l'approvisionnement des usagers, en livrant les distributeurs spécialisés, les grandes surfaces alimentaires ou encore les magasins de bricolage, par le biais des retraits de commandes.

 

Le secteur plaide "pour que [les produits biocombustibles], dès lors qu'ils justifient d'un niveau de performance en matière d'humidité, puissent bénéficier d'une taxe sur la valeur ajoutée à taux réduit"

 

Le secteur rappelle que le bois à usage domestique constitue une énergie économique, renouvelable et bien souvent locale, que ce soit en utilisation principale ou d'appoint. Le Syndicat des énergies renouvelables (SER), quant à lui, souligne que le recours à ces combustibles, évidemment considérés comme produits de première nécessité par les temps qui courent, permet de maîtriser la consommation d'énergie fossile et de réduire par extension les émissions de gaz à effet de serre. "Employés dans des appareils modernes, les biocombustibles de qualité (séchés) permettent également de réduire très fortement les émissions de particules fines", ajoute l'organisation dans un communiqué. "Source locale créatrice de 15.000 emplois sur l'ensemble du territoire, la filière des biocombustibles est précieuse dans ces temps de crise", complète son président, Jean-Louis Bal. "Nous plaidons d'ailleurs pour que ses produits, dès lors qu'ils justifient d'un niveau de performance en matière d'humidité, puissent bénéficier d'une taxe sur la valeur ajoutée à taux réduit. L'apport du bois-énergie domestique à la réduction du déficit de la balance commerciale énergie de notre pays a été mesuré par le cabinet EY dans sa récente étude pour le SER, et s'élève à près de 2 milliards d'euros par an."

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