ENTRETIEN. La Fédération française du paysage souhaite renforcer la lisibilité et la reconnaissance du métier de paysagiste-concepteur. Dans une interview, son président Henri Bava revient sur les enjeux auxquels fait face la profession.
Alors que les enjeux climatiques renforcent le rôle du paysage dans l'aménagement des territoires, les paysagistes-concepteurs souhaitent faire évoluer la reconnaissance de leur métier. La Fédération française du paysage (FFP) milite notamment pour l'adoption du titre d'architecte-paysagiste. Forte de 700 adhérents, elle représente les 3.000 paysagistes-concepteurs, titre officiellement reconnu par l'Etat en 2017, en application de la loi Biodiversité adoptée en août 2016. L'association nationale avait, à l'époque, obtenu gain de cause, après des décennies passées à revendiquer l'existence d'un statut. Cette reconnaissance a notamment permis de mieux valoriser les études associées, de déposer des permis d'aménager des lotissements et de faire entendre leur voix auprès du gouvernement et du Parlement.
Près de dix ans après cette avancée, la FFP continue d'œuvrer pour renforcer la reconnaissance de la profession sur les sujets qui la concernent. Son président, Henri Bava, paysagiste-concepteur et cofondateur de l'agence Ter, revient en interview sur les préoccupations des professionnels.
Souhaitez-vous que la profession obtienne le titre d'"architecte-paysagiste", comme c'est déjà le cas dans plusieurs pays ? Le titre d'architecte est actuellement protégé par la loi du 3 janvier 1977 et réservé aux personnes inscrites au tableau de l'Ordre des architectes.
Henri Bava : En effet, nos confrères au Royaume-Uni, en Belgique ou encore en Suisse se dénomment ainsi. Nous avons rencontré des professionnels du monde entier lors de l'Ifla, le congrès mondial des architectes-paysagistes que nous avons organisé à Nantes en septembre 2025. Le titre d'architecte-paysagiste est aujourd'hui un sujet de discussion que nous avons avec l'Ordre des architectes.Nous apprécions les échanges constructifs que nous avons avec eux et comprenons leur attachement à ce titre. Ils
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