Le candidat, président du Parti écologiste, veut maintenir la Loi Travail mais la transformer en loi expérimentale de 5 ans. Il souhaite aussi créer "un véritable statut du travailleur indépendant", sans pour autant en dévoiler plus.

 

Baisser le coût du travail


François de Rugy entend poursuivre la baisse du coût du travail. Il détaille : "Les cotisations des entreprises alimentant la branche famille de la sécurité sociale seront progressivement supprimées, sur les cinq prochaines années. La moitié des sommes ainsi récupérées par les entreprises bénéficiera aux salariés, via une augmentation de leur salaire net. L'autre partie contribuera à un allègement de la masse salariale des entreprises. Le financement de la branche famille de la sécurité sociale sera garanti par une augmentation de la CSG en excluant les chômeurs et les petites retraites".

 

Protection sociale des indépendants


Concernant le travail indépendant, il propose de le faciliter et le sécuriser, et aussi faire en sorte que les travailleurs indépendants aient une protection sociale équivalente à celle des salariés. Il suggère que le RSI soit "totalement intégré au régime général selon le principe d'une couverture égale à cotisations égales".

 

Par ailleurs, une assurance-chômage destinée aux indépendants sera mise en place par le biais d'une allocation de perte d'activité et le régime de la microentreprise sera assoupli, à travers l'augmentation des seuils de chiffre d'affaires, la renégociation du plafond de la franchise en base de TVA et l'incitation au passage à la société commerciale.

 

Mettre en place l'impôt à la source


Le candidat entend mener à bien la réforme du prélèvement à la source, pourtant critiquée par des entrepreneurs du BTP. Selon lui cela permettra de "gagner en simplicité".

 

Vers une retraite universelle

 

"Pour garantir la pérennité financière et la justice", François de Rugy propose la "fusion des systèmes de retraite et la mise en place progressive d'une retraite universelle par points". Il souhaite ainsi qu'"avant la fin du quinquennat, toute personne qui entrera sur le marché du travail, qu'elle soit ou non salariée, sera assujettie à un régime de retraite unique, par points".

 

Il précise que "ces points retraite seront calculés en fonction du niveau de rémunération sur lequel sera assise la cotisation, et affectés d'un coefficient de pénibilité lié au poste occupé". La définition de ce nouveau régime universel donnera lieu à une consultation nationale entre partenaires sociaux, elle se traduira par une loi. Les salariés en poste et les indépendants pourront intégrer le nouveau système sur la base du volontariat, transformer leurs droits acquis en points et compléter leurs droits en acquérant des points.

actioncl