DÉCRYPTAGE. Dans la foulée de la loi sur l'essor des énergies renouvelables, le Gouvernement mise désormais sur un texte consacré à la facilitation des procédures liées à la construction de nouvelles centrales atomiques. Mais le projet n'en oublie pas pour autant le parc existant.


La politique énergétique du Gouvernement s'apparente à un numéro d'équilibrisme : augmenter les capacités de production d'énergies renouvelables (ENR) tout en faisant entrer l'industrie nucléaire dans une nouvelle ère technologique. Dans la foulée de l'adoption par le Parlement de la loi d'accélération des ENR, l'exécutif mise désormais sur un texte consacré à la facilitation des procédures liées à la construction de nouvelles centrales atomiques.

 

 

La ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher, qui est à la manoeuvre sur les deux projets de loi, doit concrétiser l'objectif annoncé par Emmanuel Macron il y a bientôt un an lors de son discours de Belfort : bâtir 50 parcs éoliens maritimes et six réacteurs nucléaires pressurisés de nouvelle génération (EPR2), avec une option portant sur huit autres.

 

Et ce, alors qu'EDF se trouve dans une situation financière délicate, et que la filière atomique tricolore doit rectifier le tir depuis la publication du rapport de Jean-Martin Folz, en octobre 2019. Gouvernance des projets, coordination entre EDF et Framatome, dialogue entre l'Autorité de sûreté nucléaire et EDF, compétences des métiers critiques, responsabilités de la chaîne de production, retour d'expérience de l'EPR de Flamanville... Les chantiers ne manquent pas pour la filière.

 

D'autant que sa contribution au bouquet et à la souveraineté énergétiques de l'Hexagone reste cruciale : le nucléaire continue à représenter a minima 60% de la production nationale d'électricité, selon les données du gestionnaire du réseau électrique RTE. Viennent en plus s'y greffer les enjeux de transition écologique et de décarbonation.

Pour rappel, le parc actuel se compose de 56 réacteurs d'une capacité de 61,4 gigawatts pour une production de 360,7 térawatts-heure, d'après les chiffres arrêtés pour 2021.


Faire passer temporairement les procédures à la vitesse supérieure

 

Le but est donc de ne pas reproduire les mêmes erreurs en faisant sortir de terre la nouvelle génération d'EPR... Tout en prolongeant encore la durée de vie des réacteurs actuels. Le projet de loi porté par Agnès Pannier-Runacher doit donc
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