ÉNERGIES. En visite à Belfort, le chef de l'État a annoncé la commande de six réacteurs à eau pressurisée de nouvelle génération, avec une option portant sur huit autres. Les centrales actuelles pourront quant à elles voir leur durée de vie prolonger au-delà de 50 ans, sous conditions. Le président de la République a également annoncé la création d'une cinquantaine de parcs d'aérogénérateurs maritimes d'ici 2050.


Ce fut un déplacement présidentiel sur le thème du "en même temps" : en visite à l'usine General Electric Steam Power de Belfort ce 10 février, Emmanuel Macron - qui ne s'est toujours pas déclaré candidat à l'élection présidentielle - a fait plusieurs annonces sur la politique énergétique de la France. Alors que les énergies, au premier rang desquelles le nucléaire qui fait couler tant d'encre, se sont installées dans les débats de la campagne électorale, le président de la République a une nouvelle fois assumé son concept du "en même temps". En se basant sur les scénarios énergétiques publiés par RTE (Réseau de transport d'électricité) pour la France à l'horizon 2050, il a d'abord commencé par rappeler que l'économie et la société françaises se dirigent vers une électrification massive de leurs usages, citant entre autres le remplacement du gaz par l'électrolyse pour la fabrication de l'hydrogène, ou celui des chaudières au fioul par des pompes à chaleur.

 

 

"Oui, le monde de demain sera plus électrique. Et nous devons être en mesure (...) de produire jusqu'à 60% d'électricité en plus qu'aujourd'hui. (...) Nous aurons besoin de produire beaucoup plus d'électricité, et la clé pour produire cette électricité de la manière la plus décarbonée, la plus sûre, la plus souveraine, est justement d'avoir une stratégie plurielle (...) et de développer tout à la fois les énergies renouvelables et le nucléaire", a affirmé le chef de l'État devant un parterre composé d'ouvriers, d'officiels et de personnalités comme l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement. Et de fustiger "l'impasse des stratégies uniques", alors qu'a contrario l'équilibre entre nucléaire et renouvelables constituerait "le choix le plus pertinent d'un point de vue écologique, le plus opportun d'un point de vue économique, et le moins coûteux d'un point de vue financier".

 

Multiplication par 10 des capacités solaires

 

Ce qui l'a amené à faire deux annonces : dans le cas des filières d'énergies renouvelables, Emmanuel Macron a reconnu que la France avait du "retard" (notamment à cause de la multiplication des "couches réglementaires") dans leur développement, mais que ces énergies étaient désormais "rentables" et "compétitives", malgré leur intermittence qui appelle de nouveaux investissements dans la recherche de systèmes de stockage.
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