Le secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur s'est rendu à Perpignan (Pyrénées-Orientales) pour soutenir la première école d'ingénieurs française entièrement dédiée aux énergies renouvelables, adossée à l'Institut national des sciences appliquées de Toulouse.

La trentaine d'élèves-ingénieurs de la première promotion de Sup'EnR a reçu, ce lundi 20 février 2017, la visite de Thierry Mandon. Le secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur est venu soutenir et féliciter l'université de Perpignan-Via Domitia pour sa capacité à "investir à fond sur les innovations technologiques". Dédiée à 100 % aux énergies renouvelables, cette école forme des spécialistes qui pourront ainsi répondre à la demande "d'un marché considérable en France et à l'international". Le secrétaire d'Etat a souligné : "C'est dans des universités moyennes que l'innovation se développe le plus. Il y a une énergie farouche".

 

Le cursus, né en 2009 sous le label Polytech à Montpellier, était déjà implanté sur la plateforme Tecnosud de Perpignan avant de s'émanciper à la rentrée 2016, adossée cette fois à l'Institut national des sciences appliquées de Toulouse (Insa). Devenue école interne aux universités, elle a donc changé de modalité d'admission. Xavier Py, enseignant-chercheur au laboratoire Promes pour "Procédés, Matériaux, Energie solaire", a annoncé que l'école devrait accueillir pour la deuxième année une cinquantaine d'étudiants (contre 27 en première année). Rappelons que la formation s'étale sur trois années (à partir de Bac+2) et qu'elle porte sur le génie des procédés et l'énergétique appliqués à l'industrie et au bâtiment. Les élèves bénéficient d'un environnement expérimental particulièrement riche, grâce à la proximité du grand four solaire d'Odeillo ou de la centrale solaire Thémis, et de parcs éoliens terrestres et bientôt flottants (à Leucate et Gruissan).

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