TRANSPORTS. Alors que les travaux interrompus après une décision de justice reprennent progressivement, le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a tenu à rappeler le soutien de l'Etat au projet du CDG Express et les avantages qu'il présentait selon l'exécutif.

Interrompus en novembre 2020 après l'annulation partielle de l'autorisation environnementale du projet par le tribunal administratif de Montreuil, les chantiers du CDG Express ont fait l'objet d'une étude et d'une évaluation afin de savoir quels étaient ceux concernés par cette décision, comme l'a récemment expliqué le gestionnaire d'infrastructure. Résultat : le redémarrage progressif des travaux est décidé sur 80% des chantiers.

 

Le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari avait déjà eu l'occasion de s'exprimer au sujet de ce projet, qu'il jugeait "incontournable" et de l'interruption qu'il connaissait. Le 27 janvier 2021, lors d'un conseil ministériel portant sur le développement et l'innovation dans les transports, le ministre a encore une "rappelé son attachement au projet" ainsi que "la détermination du Gouvernement à le mener à son terme".

 

Attractivité, modernisation et décongestion

 

Et de décliner la liste des avantages que l'exécutif lui trouve : contribution à l'attractivité économique et touristique du territoire ; participation à la modernisation du réseau ferroviaire et à la décongestion du RER B (environ 540 millions y sont consacrés) mais aussi des axes routiers desservant Roissy-Charles-de-Gaulle ; un projet qui représente 800 emplois et un investissement de plus de 2 milliards d'euros, "sans subvention publique"

 

De ce fait, le CDG Express "trouve toute sa place dans l'organisation globale des transports en commun franciliens, en complémentarité avec la ligne 17 du Grand Paris Express", insiste-t-on au ministère des Transports. Alors que sa mise en service est prévue pour le 1er décembre 2025, "elle pourrait profiter dès cette date à environ 7 millions de passagers", prévoit-il.

 

Etudes d'optimisation en cours

 

Pour toutes ses raisons, et alors que la décision du tribunal administratif de Montreuil ne concerne pas la déclaration d'utilité publique, l'Etat a souhaité faire appel. Il a par ailleurs "assorti son recours d'une demande de sursis à exécution de la décision, afin de permettre une reprise plus rapide des travaux", indique le ministère, qui confirme ainsi les propos tenus par les représentants du gestionnaire d'infrastructure il y a quelques jours.

 

Pour permettre la reprise des travaux, possible tant que le sursis à exécution n'est pas tranché, "SNCF Réseau a procédé à une analyse fine des tâches initialement prévues et des mesures à mettre en place", pour un redémarrage "compatible avec l'annulation partielle de l'autorisation environnementale". Des études d'optimisation sont par ailleurs en cours, "afin de limiter les retards que la période de suspension des travaux pourrait occasionner sur les autres chantiers dépendants du CDG Express". On parle ici des travaux de modernisation de l'axe nord qui serviront tant au RER B qu'à la ligne K du Transilien, ou encore le projet Eole et la ligne de TER Paris-Laon.

 

Retrouvez le calendrier de mise en service des transports franciliens d'ici à 2030 dans notre infographie.

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