POLICE-JUSTICE. Huit personnes ont été mises en examen, dont sept écrouées, dans le cadre du démantèlement d'un réseau de travail dissimulé dans le BTP qui sévissait en région parisienne et dans les Hauts-de-France. Il aura fallu neuf mois d'enquête préliminaire aux forces de l'ordre et services judiciaires pour interpeller les individus, également soupçonnés de blanchiment en bande organisée et d'escroqueries.

Ce 9 avril 2021, le procureur de la République de Pontoise a annoncé sur son compte Twitter avoir démantelé un réseau de travail dissimulé dans le BTP qui sévissait dans le département du Val-d'Oise. Huit personnes ont été mises en examen, dont sept écrouées, dans ce dossier qui aura nécessité neuf mois d'enquête préliminaire pour les chefs d'accusation de blanchiment en bande organisée, travail dissimulé en bande organisée et escroqueries.

 

Les moyens de police et justice mobilisés sur cette affaire sont loin d'être négligeables : le parquet de Pontoise, la Cellule de lutte contre le travail illégal et la fraude du Val-d'Oise (Celtif 95), la Gendarmerie du Val-d'Oise, la Section de recherches des transports aériens (SRTA) de la Gendarmerie nationale - soit au total plus d'une centaine de militaires - et l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis & confisqués (Agrasc) se sont chargés de l'enquête.

 

Plus de 5,2 millions d'euros d'avoirs criminels saisis

 

Et les résultats sont plutôt impressionnants, puisque les saisies ont débouché sur plus de 5,2 millions d'euros d'avoirs criminels - notamment des espèces -, comprenant plus exactement 3,6 millions d'euros de biens immobiliers ainsi qu'environ 1,2 million d'euros de comptes bancaires. Huit véhicules ont en outre été saisis par la justice, dont certains modèles de luxe. "Sous le contrôle du parquet de Pontoise, les enquêteurs ont mis à jour [...] ce vaste réseau organisé de blanchiment de capitaux occultes, via des acquisitions immobilières et des flux à l'international", précisent nos confrères du Parisien. Le quotidien indique également que l'opération "s'est déroulée en Île-de-France et dans le Pas-de-Calais", mobilisant au passage "quatre équipes cynophiles".

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