La présence d'un système spécifiquement "anti-mafia" dans le cadre des appels d'offres du projet Lyon-Turin nous le rappelle : en Italie, l'infiltration de certains domaines du BTP par des familles mafieuses est une réalité. Explications avec deux spécialistes du sujet, Clotilde Champeyrache, maître de conférences en économie à l'université Paris 8 et Charlotte Moge, maître de conférences en études italiennes à l'université Jean Moulin Lyon 3.
Batiactu : En Italie, le secteur de la construction constitue-t-il un domaine visé par les familles mafieuses pour intégrer l'économie légale ?
Clotilde Champeyrache : Dans les territoires italiens sous contrôle mafieux, la construction est en effet un secteur à haut risque d'infiltration, et ce pour plusieurs raisons : les sommes importantes d'argent en jeu et le fait que le gain d'un appel d'offres vous place à l'abri de la concurrence. Par ailleurs, en réalisant des travaux volontairement bâclés, vous pouvez créer une sorte de cercle vicieux pour capturer certains marchés.
Il vous reste 77% à découvrir.
Ce contenu est réservé aux abonnés
Déja abonné ? Se connecter
Abonnez-vous maintenant pour le lire dans son intégralité
Et bénéficiez aussi :
Et bénéficiez aussi :
D’un accès illimité à tous les articles de Batiactu
D’une lecture sans publicité
De toutes les interviews et analyses exclusives de la rédaction
Lire plus tard
Partager

"La danse est un outil pour dessiner l'espace public", Sanna Baldé