Les pièces en bois, de grandes dimensions, ont été produites industriellement de façon à pouvoir être assemblées sur le site, sans jonctions métalliques. Les fermes sont constituées de deux moitiés, miroir l'une de l'autre, reliées par une barre qui fonctionne comme une broche dans la structure. Un haut degré d'ingénierie et de calcul de leur profil a donc été nécessaire en amont. In fine, le procédé a également "permis de réaliser des économies conséquentes sur le temps de construction". Une rapidité qui a gommé les coûts supplémentaires induits par la spécificité de la structure et les besoins de protection du bois par un traitement anti-humidité. Autre contrainte, de sécurité cette fois, l'accessibilité à l'ensemble des structures du toit afin d'assurer le suivi de leur état et de faciliter l'éventuel remplacement de pièces. Les produits utilisés, poutres et panneaux, devaient pouvoir supporter la lourde charge de la toiture, malgré une envergure de 14 mètres et une épaisseur de seulement 134 mm. Les panneaux utilisés pour la coque du toit, de 69 mm, ont contribué à rigidifier l'ensemble et à contreventer la construction "en stabilisant les murs en briques d'origine", assure Metsä Wood. Des découpes ont été réalisées au bas des fermes, afin de préserver les anciennes voûtes. Les tirettes forgées historiques restent visibles au-dessus du bassin et apportent un contreventement horizontal. En tout, la structure de toit s'étend sur près de 28 mètres de long.

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