RÉNOVATION ÉNERGETIQUE. La coordinatrice interministérielle en charge des rénovations énergétiques Anne-Lise Deloron, estime que si la tendance de ce début d'année se confirme, l'objectif des 500.000 dossiers MaPrimeRénov déposés en 2021 sera dépassé. Les copropriétés, notamment, sont de plus en plus nombreuses à lancer des travaux.

Anne-Lise Deloron, coordinatrice interministérielle à la rénovation énergétique des bâtiments, s'est félicitée, en introduction de la remise des trophées Coach copro de la rénovation énergétique des copropriétés métropolitaines du Grand Paris, le 24 mars, du succès de la nouvelle formule de MaPrimeRénov, effective depuis ce début d'année.

 

"Avec 15.000 dossiers de demande de subvention déposés par semaine actuellement, si la tendance se confirme, nous devrions atteindre les 500.000 à 800.000 dossiers déposés à la fin de l'année 2021", a-t-elle affirmé. Ce qui implique que l'objectif assigné à l'Anah, qui pilote le dispositif, de 500.000 dossiers, serait dépassé. Mais les dossiers déposés ne sont pas les dossiers admis : en novembre 2020, Valérie Mancret-Taylor, directrice générale de l'Anah, indiquait que sur les 170.000 dossiers reçus sur l'année, 120.000 avaient obtenu une réponse favorable (dont 40.000 avaient reçu la subvention), et 50.000 étaient jugés incomplets.

 

Les dossiers de copropriétés en plein essor

 

Parmi les nouveautés de cette année, l'ouverture aux copropriétés participe de ce succès, explique la coordinatrice interministérielle. Depuis qu'une aide directe à la copropriété, via le syndic et "indépendamment des caractéristiques de chaque copropriétaire", l'Anah "compte plusieurs centaines de dossiers par mois, là où précédemment nous en avions quelques dizaines".

 

Cet "outil adéquat" pour les copropriétés sera "complété à l'été 2021 par l'ouverture aux propriétaires bailleurs", qui permettra d'embarquer plus facilement des copropriétaires qui ont leur bien en location, ceux-ci pouvant, à partir de cette date, obtenir des aides individuelles, au même titre que les propriétaires occupants.

 

Le financement du reste à charge est "devant nous"

 

Au-delà de ce succès sur la partie subventions, Anne-Lise Deloron estime que "le financement du reste à charge est un travail qui est devant nous", en particulier pour les copropriétés, où la prise de décision se fait à plusieurs et où les travaux peuvent atteindre des montants très impressionnants. Le gouvernement et l'administration "traduiront prochainement" les pistes d'action qu'Olivier Sichel, directeur général de la Banque des territoires, a intégrées à son rapport pour une rénovation énergétique "simple, massive et inclusive".

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