DÉCRYPTAGE. Les difficultés de recrutement que connaissent les entreprises du bâtiment s'expliquent par le déséquilibre entre l'offre de candidats et la demande de postes, mais aussi par l'inadéquation entre les profils recherchés et les profils disponibles. Le cabinet Kyu, spécialisé dans le conseil et la prospective, analyse les causes du phénomène et présente quelques pistes de réflexion.


Dans la dernière édition de son baromètre consacré aux tensions de recrutement dans le bâtiment, le cabinet Kyu confirme une "explosion" des besoins en main-d'oeuvre depuis la crise sanitaire, aussi bien dans le gros-oeuvre que dans le second-oeuvre. Les métiers de maçon, de chargé d'études et de chef de chantier sont particulièrement demandés.

 

 

Les deux métiers pesant le plus lourd dans les difficultés de recrutement des entreprises sont menuisier et charpentier, en raison des volumes qu'ils représentent dans la filière. À elle seule, la maçonnerie concerne en effet 39% des offres d'emploi recensées au 2e trimestre 2022. Elle est certes en croissance mais de manière relative, dans la mesure où le nombre d'offres a augmenté de 10% entre le 2e trimestre 2021 et la même période, un an plus tard.
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