Les dirigeants français et italiens ont annoncé, ce mardi 24 février, le lancement des travaux de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin "effectifs à partir de 2016". Ils attendent désormais une participation de l'UE à hauteur de 40% du projet, le reste étant à la charge de leur pays respectif.

Trente ans après ses premiers balbutiements, le projet de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin a franchi une étape importante ce mardi 24 février 2015. Le lancement initial du projet avait d'ailleurs, été, validé lors d'un sommet franco-italien à Lyon en septembre 2012.

 

Réunis à l'occasion d'un sommet franco-italien, François Hollande et Matteo Renzi, ont en effet signé l'avenant à un accord de 2001 permettant de lancer les travaux de ce chantier pharaonique. "Les travaux seront effectifs à partir de 2016", a précisé François Hollande, en rappelant que la LGV Lyon-Turin devrait augmenter considérablement le volume de fret entre les deux pays et permettre de désengorger les routes.

Aller chercher des financements

"Il a fallu attendre aujourd'hui pour que puissions enfin traduire cet accord et engager une double opération", a-t-il poursuivi avant de détailler. "La première, c'est de pouvoir avoir les actes juridiques permettant le lancement des travaux qui seront effectifs à partir de 2016", a expliqué François Hollande. La seconde opération est d'aller chercher les financements (...) et nous pouvons attendre de l'Union européenne 40% de nos financements", a-t-il complété, dont le reste sera pris en charge par la France (2,2 milliards d'euros) et l'Italie (2,9 milliards d'euros).

 

En marge de l'allocution de François Hollande et de Matteo Renzi, les deux ministres des Transports, Alain Vidalies pour la France et Maurizio Lupi pour l'Italie, ont paraphé l'accord pour "l'engagement définitif des travaux de la section transfrontalière de la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin". Cette signature est entérinée, quelques jours après le feu vert accordé vendredi dernier à Rome par le Comité interministériel pour la programmation économique en Italie de la section internationale de la nouvelle ligne : un tunnel de 58 km entre Saint-Jean-de-Maurienne et Bussoleno, à réaliser en une douzaine d'années.

La société TELT désignée pour la construction et gestion de la section transfrontalière

Par ailleurs, ce lundi 23 février, la société TELT (Tunnel Euralpin Lyon Turin), détenue pour moitié par l'Etat français et pour l'autre, par la compagnie nationale des chemins de fer italiens, FS Holding, a annoncé avoir été choisie pour construire et gérer la section transfrontalière de la nouvelle ligne à grande vitesse. Elle succède ainsi à LTF (Lyon Turin Ferroviaire).

 

Après le tunnel de base du Gothard, en Suisse, qui ouvrira d'ici à décembre 2016, et celui du Brenner, entre Autriche et Italie, dont l'entrée en service est prévue pour 2025, la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin devrait rééquilibrer, à l'horizon 2028, les échanges européens en créant un axe Est-Ouest au Sud du continent, et désengorger un trafic franco-italien des marchandises dépendant, aujourd'hui, à plus de 90 % de la route.

 

 

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