Pour Jacques Chanut interrogé par Batiactu, "cette réforme redonne de la consistance à l'objectif de 500.000 logements mis en chantier par an, car le PTZ a un effet déclencheur sur l'acte d'achat."

 

Avant de préciser : "Les mesures annoncées donnent de la visibilité sur deux ans aux entrepreneurs et artisans du bâtiment, condition indispensable à la fin de l'hémorragie qui affecte leurs effectifs et au retour des créations d'emplois fin 2016. Toutefois, si l'on veut que l'emploi reparte, il faut que l'on soit très vigilant sur le travail détaché !".

 

Interrogé par Batiactu, Henry Halna du Fretay, secrétaire général de la Capeb : "Le relèvement des ressources va permettre à un plus grand nombre de ménages de bénéficier du PTZ dans l'ancien avec travaux.(…) C'est donc une très bonne nouvelle pour nos artisans par sa visibilité sur deux ans après 14 trimestres de baisse consécutifs d'autant plus dans la situation de conjoncture de baisse. Est-ce que cela portera ses fruits ? Nous estimons que cela produira un effet favorable à partir du second semestre 2016."

 

Interrogé par Batiactu, Jacky Chapelot, vice-président de la FNAIM estime que cette mesure est "favorable pour l'immobilier lorsque l'on supprime notamment une classification par région. Le différé systématique porté au minium à cinq ans pour les gens est également une très bonne nouvelle, car cela permettra certainement aux banques d'êtres plus souples sur le terrain. Toutefois, il serait intéressant de vérifier les faits notamment le montant des travaux pour l'ancien."

 

Malgré ces annonces, la FNAIM déplore en parallèle, que "la plupart des collectivités locales aient relevé les droits de mutation communément appelés frais de notaire de 3,8% à 4,5%, comme le Gouvernement leur en a donné la possibilité. Ce sont les plus élevés d'Europe, on y peut rien. Mais cela vient d'ajouter une nouvelle difficulté à la fluidité du marché de l'immobilier."

 

Interrogé par Batiactu, Patrick Leleu, vice-président de l'Union des maisons françaises (UMF) salue des "mesures très favorables à l'accession à la propriété, après avoir observé un redressement des ventes de maisons en secteur diffus de l'ordre de 10% et après un premier assouplissement du PTZ, à l'automne."

 

Et de préciser : "Au-delà de ces mesures techniques, nous notons ce lundi un engagement politique très fort dont l'impulsion avait été donnée au plus haut sommet de l'Etat."

 

En revanche, sur l'APL accession sauvegardée, l'UMF restera "très attentive aux modalités techniques de calcul des ressources qui devront désormais intégrer les effets de patrimoine et qui pourraient avoir des effets de baisse des allocations", nous a-t-on confirmé.

 

Pour Jean-Philippe Ruggieri, directeur général de l'immobilier résidentiel du promoteur Nexity interrogé par l'AFP, cette annonce aura un "effet très puissant. "Et porter la durée de remboursement à 20 ans, dont 5 ans de différé, cela change tout!, signale-t-il. Selon nos simulations, cela aura un effet déclencheur dans 2 à 3 cas sur 10, pour des ménages qui ne parvenaient pas à accéder à la propriété, car leur mensualité va baisser."

 

Pour Philippe Taboret, délégué général adjoint du courtier en crédit Cafpi, dans un communiqué "toute une partie de la population jusqu'alors exclue, pour laquelle les aides déjà existantes étaient insuffisantes, va pouvoir concrétiser son projet immobilier".

 

Bruno Deletré, directeur général du Crédit foncier, interrogé par Batiactu : "Nous jugeons le dispositif très positif. Nous utilisons un produit bien connu du public et nous améliorons ses caractéristiques sur deux ans, ce qui est plus long que d'ordinaire, où les mesures sont prises sur une année budgétaire. Sans oublier que cela aura un impact très fort sur tout le territoire."

 

La Fédération bancaire française (FBF) dans un communiqué rappelle que les "banques demandent toutefois que les paramètres de ce nouveau PTZ soient précisés et stabilisés mi-novembre au plus tard, afin d'éviter toute rupture dans la distribution de ce produit."

Jean-Louis Dumont, président de l'Union sociale pour l'habitat (USH)
rappelle dans un communiqué que "ces annonces vont permettre aux organismes Hlm de poursuivre le développement de leur activité en accession sociale sécurisée. Pour les ménages qui peuvent ainsi acquérir leur logement dans des conditions satisfaisantes, c'est un facteur de sécurisation que nous saluons."

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