WOODRISE. A en croire tous les architectes et experts de la construction en bois, la caractéristique première de ces réalisations sera d'être adaptatives. Quelle réalité se cache derrière ? Eléments de réponse avec les intervenants du premier salon international Woodrise, qui se tient à Bordeaux.

Le 19e siècle a été marqué par l'apparition de la construction en métal. Le 20e siècle, par la généralisation de la construction en béton. Et le 21e siècle pourrait être celui du bois, ce matériau durable et renouvelable. Tous les spécialistes de la question se sont réunis à Bordeaux pour échanger lors de colloques organisés dans le cadre de Woodrise, le premier événement international dédié à la construction d'immeubles de moyenne et grande hauteur en bois. André Potvin, de l'université Laval au Québec, raconte : "Le bois est le matériaux le plus fantastique à travailler. Il est tactile, on apprend en expérimentant, de façon empirique". Selon lui, il présente des opportunités adaptatives, qu'il s'agisse de sollicitations thermiques, avec un pouvoir isolant intéressant, ou de problématiques d'évolution des usages. Pour le chercheur, l'adoption de solutions poteaux-poutres offre une grande liberté dans les aménagements, puisque les murs ne sont plus porteurs.

 

Dégager des espaces grâce à des structures légères

 

Parmi les projets retenus dans le cadre de l'appel à projets Adivbois pour des tours en bois, nombreux sont ceux qui adoptent cette technique. "L'Etang d'art" un futur R+9 d'Angers, par exemple, précise dans sa notice : "Il est conçu en structure bois, avec un noyau central et un rez-de-chaussée en béton armé, avec des murs et des planchers nervurés en bois et une structure intérieure en poteaux-poutres bois lamellé-collé. Le principe d'évolutivité et de personnalisation des espaces intérieurs est basé sur des systèmes de cloisons-meubles et des parois amovibles". A Saint-Herblain (Loire-Atlantique), le projet "Capable" (R+9) se dévoile comme suit : "45 habitats confortables, évolutifs et flexibles en termes d'occupation, avec des cloisons modulables constituées de caissons en multiplis de peuplier". Les tours "Balcons en forêt" (R+8) portent la même idée : "De grands plateaux libres et évolutifs (…) libérés de points porteurs grâce à des structures en caissons bois de grande portée, pour permettre au cadre de vie d'évoluer dans le temps". Et les exemples se multiplient : "Ecopolis" à Dijon, "La Tour Commune" à Paris ou le "Pop Up" de Saint-Etienne, adopteront également ce système structurel offrant une grande liberté d'aménagement intérieur.

 

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