RENOVATION ENERGETIQUE. A l'initiative de l'association professionnelle pour les pompes à chaleur (Afpac), nombre d'acteurs de la filière ont signé, ce mercredi 6 novembre sur le salon Interclima à Villepinte (Seine-Saint-Denis), la charte de qualité annoncée en juillet dernier.

L'association française pour les pompes à chaleur (Afpac) a joint les actes à la parole. A son initiative, nombre d'acteurs de la filière ont signé, ce mercredi 6 novembre sur le salon Interclima à Villepinte (Seine-Saint-Denis), la charte de qualité annoncée en juillet dernier. Energéticiens, organismes qualificateurs, organisations professionnelles d'installateurs et de maintenance, délégataires de certificats d'économie d'énergie… "Chaque acteur doit prendre sa part de responsabilité pour assurer le maintien de la qualité des installations de pompes à chaleur, dans le cadre de la rénovation des bâtiments", a souligné Eric Bataille, président de l'Afpac. Un combat d'autant plus crucial que le plan chaudières du gouvernement, connu notamment pour les offres à 1 euro, a suscité les convoitises d'acteurs peu scrupuleux, qui ternissent l'image du secteur par le démarchage abusif des particuliers, quand il ne s'agit pas d'arnaques pures et simples.

 

Création d'un comité de pilotage

 

"Eviter de voir arriver des entreprises mal intentionnées est un vrai sujet", insiste Eric Bataille. Au-delà de la signature de cette charte, destinée à "ancrer une obligation d'excellence dans un contexte d'envolée du marché de la PAC", Eric Bataille a ainsi annoncé la création d'un comité de pilotage, afin "d'entretenir une collaboration étroite" entre la vingtaine de signataires de la charte. Deux initiatives saluées par Emmanuelle Wargon, présente au salon Interclima. Car, "pour l'instant, les utilisateurs ont l'impression d'avoir affaire à un système morcelé, opaque", a déclaré la secrétaire d'Etat à la Transition écologique. "Il faut remettre de la confiance dans le système pour déclencher les volumes de travaux dont nous avons besoin pour atteindre nos objectifs d'efficacité énergétique", a-t-elle ajouté.

 

Dans cette perspective, le gouvernement a récemment lancé un groupe de travail sur la lutte contre la fraude aux travaux de rénovation énergétique, qui s'est réuni pour la première fois le 18 octobre. Des annonces seront faites la semaine prochaine par Julien Denormandie, le ministre du Logement, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'Etat à l'Economie et aux Finances, et Emmanuelle Wargon. Mais la secrétaire d'Etat à la Transition écologique a d'ores et déjà évoqué auprès de Batiactu l'amélioration du label RGE (reconnu garant de l'environnement), l'intensification des contrôles et l'aide aux particuliers en matière de réception des travaux.

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