Ce sont de récents propos de la secrétaire d'État à la Transition écologique Emmanuel Wargon qui ont fait bondir Patrick Liébus, président de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb). "Nous avons des aides [à la rénovation énergétique], mais il y a beaucoup d'abus, d'arnaques, les gens n'ont plus confiance. Nous allons donc aller chercher ces plateformes d'appels, les artisans qui travaillent mal, et faire plus de contrôle sur les artisans", avait-elle dit à la radio. Des "déclarations à l'emporte-pièce", assure Patrick Liébus dans un communiqué de presse, qui stigmatisent les artisans.

 

Plateformes téléphoniques

 

La ministre évoque des clients harcelés par téléphone, recevant dix coups de fil par jour : "Seuls de grands opérateurs peuvent avoir recours à des plateformes téléphoniques de commercialisation. Seuls ces grands opérateurs peuvent ensuite, à la fois, informer la clientèle, proposer une simulation de travaux ou de devis et enfin aider l'entreprise à calculer ou à cumuler l'ensemble des aides disponibles", observe Patrick Liébus. "La complexité des mesures et l'absence de campagne gouvernementale d'information ont laissé la place à ces plateformes", regrette-t-il par ailleurs.

 

 

Emmanuelle Wargon avait également évoqué les "artisans qui travaillent mal". "Les malfaçons proviennent principalement des géants-du-1-euro qui, après avoir brassé largement, avec la neutralité bienveillante du gouvernement, sont obligés de faire appel à de la main d'œuvre sous-traitante, plus ou moins qualifiée, attirée par ces marchés d'opportunité", répond le président des artisans du bâtiment. Eux qui ont été contraints de s'inscrire dans la démarche RGE, "exigeante et contraignante administrativement".
F.L.

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