DEVELOPPEMENT DURABLE. Dans la foulée d'un grand nombre d'acteurs publics et privés, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) demande fort logiquement à ce que le plan de relance post-Covid fasse une place de choix aux énergies vertes. Ce 8 juin, la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne a d'ailleurs désigné plus de 300 lauréats de projets photovoltaïques sur bâtiments pour une puissance cumulée de 152 MW.


L'heure est au(x) plan(s) de relance, et chaque secteur d'activité y va de sa contribution pour tenter d'orienter les décisions de la puissance publique en matière de reprise économique. Mais les acteurs publics comme privés s'étaient déjà emparés du sujet des énergies renouvelables pendant le confinement sanitaire en appelant à privilégier les investissements en faveur du climat, et donc des sources d'énergies vertes, une fois la pandémie calmée. La présentation, ce 9 juin, des propositions du Syndicat des énergies renouvelables (SER) confirment donc fort logiquement cette orientation : l'organisation espère que le "Green deal" de la Commission européenne sera entendu et suivi par les Etats-membres. Parmi eux, la France pourrait bien générer jusqu'à presque 25 milliards d'euros de valeur ajoutée (directe et indirecte) à l'horizon 2028 grâce aux énergies renouvelables, si elle poursuit la trajectoire actuelle de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), soit une envolée de 59% sur la période 2019-2028. Les emplois ne seraient pas en reste, avec plus de 240.000 postes équivalent temps-plein générés d'ici 2028, là encore si le rythme actuel de la PPE est maintenu, ce qui représente aussi un décollage de 59% entre 2019 et 2028. Autant d'emplois qui pourront bénéficier à l'ensemble des régions de l'Hexagone, avec un impact peut-être moindre toutefois pour l'Île-de-France et la Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

 

Simplifier et inciter... mais aussi obliger

 

Sur la base de ce constat et de ces prévisions, les professionnels du secteur dressent donc une importante liste de mesures, qui consistent d'abord à renforcer le système européen d'échanges de quotas d'émissions carbone "couplé à un prix plancher pour le carbone et à un mécanisme d'inclusion carbone aux frontières", et, en France, à revoir à la hausse la Contribution climat-énergie "pour dégager des marges de manoeuvre budgétaires afin d'accompagner les ménages dans la transition énergétique". Ce qui pourrait passer par la pérennisation du Compte d'affectation spécial pour la transition énergétique et par l'extension de son périmètre à la chaleur renouvelable, à la rénovation thermique des bâtiments et aux transports. Pour accélérer et dynamiser les projets, le SER préconise également de généraliser la dématérialisation des procédures administratives, de raccourcir et d'encadrer les délais d'instruction, et d'instaurer un suivi mensuel des autorisations et délais des projets.
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