La plus haute juridiction administrative française a rejeté un recours déposé par des partisans du village de vacances Center Parcs de Roybon (Isère) dont le chantier est suspendu depuis 2015. Le projet prévoit l'implantation de 990 cottages autour d'une enceinte transparente géante dans la forêt de Chambaran.

Les opposants au projet d'implantation du Center Parcs de Roybon sont satisfaits : le Conseil d'Etat a rejeté le recours déposé par la communauté de communes Bièvre-Isère qui souhaitait faire annuler l'arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon du 16 décembre 2016. L'autorité administrative n'a pas admis ce pourvoi et a refusé de se saisir du dossier sur le point précis évoqué par les communes favorables au projet.

 

Autorisé en 2014, il avait été stoppé à la fin de cette année sur décision du tribunal administratif de Grenoble qui avait annulé la décision de la préfecture au titre de la loi sur l'eau. Une décision confirmée à la fin de 2016 par la cour d'appel de Lyon qui avait elle aussi pointé des insuffisances concernant les mesures de compensation quant à la destruction d'espaces humides, "même en prenant en compte les surfaces supplémentaires invoquées en appel", soit 58 hectares de zones humides nouvelles.

 

Un autre pourvoi sera examiné par le Conseil d'Etat

 

Le porte-parole de l'association "Pour les Chambaran sans Center Parcs" réagit : "La loi a été appliquée et c'est une très bonne nouvelle de voir que le Conseil d'Etat a donné raison à la cour administrative d'appel de Lyon. On reste néanmoins sur nos gardes". Les opposants craignent une nouvelle tentative de défrichements du site, comme à l'automne 2014.

 

La bataille juridique continue cependant, puisque le porteur du projet, le groupe Pierre & Vacances, a lui aussi saisi le Conseil d'Etat sur le contentieux de l'eau : son pourvoi n'a pas encore été examiné. Le Center Parcs de Roybon, imaginé en 2007, prévoit la construction de 990 cottages autour d'une bulle transparente abritant les activités aquatiques avec piscines et jacuzzi sur une emprise totale de 203 hectares. Il devait mener à la création de 468 emplois dans la région contre un investissement de 390 M€ pour le groupe.

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