La soufflerie dispose en effet de multiples "veines", ces segments de quelques dizaines de mètres où les conditions appliquées peuvent grandement varier. Une veine "atmosphérique" tout d'abord, où le vent peut monter à 90 km/h, et où les expérimentateurs peuvent ajouter de la pluie, de la poussière ou du sable, pour en étudier les effets sur leurs structures ou sur leurs produits de construction. Une veine "aéro-acoustique" ensuite, pour écouter les sifflements et vibrations afin de les éliminer, dès la phase conception. Des veines "aérodynamique" et "aéraulique", où la vitesse du vent est accélérée par un effet d'entonnoir, afin de dépasser les 280 km/h et d'atteindre des puissances cycloniques, avec possibilité d'essais destructifs dans une fosse en surpression (jusqu'à 50 Pa). Enfin, une veine "thermique", située au cœur de la soufflerie, où la température peut varier de -32 °C à +55 °C avec des vitesses de vent de 250 km/h, plus spécialement destinée à l'automobile, où les véhicules sont testés en conditions hostiles : givre, grêle, neige…

 

Soufflerie climatique Jules Verne
La coupe de l'installation avec six ventilateurs et quatre veines en périphérie et un ventilateur pour la veine thermique au centre. Les aubages acoustiques sont nouveaux. © CSTB

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