Alors que le chef de l'Etat, François Hollande a encore martelé ces derniers mois qu'il tenait à boucler ce dossier pour la candidature de Paris aux jeux olympiques de 2024, une nouvelle déclaration d'intérêt public du CDG Express aurait été signée dans le cadre d'un protocole trouvé entre l'Etat, SNCF Réseau et Aéroports de Paris.

Une nouvelle déclaration d'intérêt public aurait été signée ces jours-ci dans le cadre d'un accord trouvé entre l'Etat, SNCF Réseau et Aéroports de Paris autour du CDG EXpress. A en croire, le journal, Les Echos, le 27 mars, "le CDG Express, ce projet de liaison ferroviaire directe entre Paris et l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle vient de franchir deux étapes déterminantes ces derniers jours avec la signature de la nouvelle déclaration d'intérêt public et la définition des grandes lignes du modèle économique et enfin le financement." Cela fait effectivement 60 ans que le projet peine à sortir de terre.

 

Cela signe ainsi le terme des négociations qui ont duré près d'un an, notamment parce que les trois acteurs, l'Etat, SNCF Réseau et Aéroports de Paris (ADP) ne parvenaient pas à s'entendre sur qui payera la note si le succès commercial n'est pas au rendez-vous. Ce cadre constitue donc la trame du futur contrat de concession qui liera l'Etat au gestionnaire de l'infrastructure. Ce dernier est constitué de ADP, SNCF Réseau et la Caisse des Dépôts, signalent Les Echos.

 

1,6 milliard d'euros pour mener à bien les travaux

 

Le futur gestionnaire de l'infrastructure doit être doté d'un capital de près de 1,6 milliard d'euros pour mener à bien les travaux. Une somme apportée à parts égales par la Caisse des dépôts, SNCF Réseaux et Aéroports de Paris. ''A cela s'ajoute une avance remboursable de 100 millions d'euros assurée par le groupe ADP'', précise le quotidien. Le solde étant obtenu par des prêts bancaires.

 

A partir du moment où les trains rouleront, l'Etat a accepté de prendre la majeure partie du risque financier, en cas de déficit, jusqu'en 2030. Le ticket pour ce voyage d'un quart d'heure devrait en effet coûter vingt-quatre euros, ce qui le rendra plus cher qu'en taxi pour les groupes. Outre ce tarif, l'exploitation de la ligne devra être financée par un péage payé par la société qui fera rouler les trains, et par la fameuse taxe de 1,40 euro payée à partir d'avril 2024 sur tous les billets d'avions arrivants ou partant de Roissy, hors correspondances. En revanche, si la ligne se révèle rentable, l'Etat se réserve une part des bénéfices.

 

Un dossier crucial pour renforcer la candidature aux JO de 2024

 

Rappelons que le chef de l'Etat considérait ce projet du CDG Express comme une priorité : "C'est le dossier dont nous avons hérité de nos prédécesseurs et que nous ne voulions pas laisser à nos successeurs", martelait ces derniers-temps, François Hollande. La liaison Charles-de-Gaulle-Express entre Paris et l'aéroport de Roissy devrait voir le jour fin 2023, à point pour renforcer le dossier de candidature aux Jeux olympiques de 2024.

 

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