PRÉSIDENTIELLE 2022. Réélu avec 58,7% des suffrages exprimés, Emmanuel Macron rempile pour un second mandat à la tête de l'État. Si les organisations professionnelles de la construction et du cadre de vie adressent leurs félicitations au vainqueur et se disent rassurées sur le plan économique, elles préviennent néanmoins que les dossiers à traiter restent nombreux, et urgents. Réactions.


Président de la République depuis 2017 et candidat à sa propre succession, Emmanuel Macron (La République en Marche) a été réélu ce 24 avril 2022 en recueillant 58,7% des suffrages exprimés, face à Marine Le Pen (Rassemblement National) qui a obtenu 41,3% des voix, selon les chiffres de l'institut Opinion Way. L'ancien ministre de l'Économie de François Hollande rempile donc, à 44 ans, pour un second mandat à la tête de l'État. Mais ce nouveau quinquennat s'inscrira-t-il dans la continuité du précédent ? Comme nombre de commentateurs l'ont souligné, rien n'est moins sûr : les résultats du premier comme du second tours de cette élection présidentielle pourraient bien amener le locataire de l'Élysée à revoir sa ligne politique.

 

 

"Un effort sans précédent de sobriété"

 

"Votre vote m'oblige", a-t-il lui-même affirmé lors de son discours de victoire prononcé sur le Champ de Mars, au pied de la Tour Eiffel. L'une des annonces majeures de la campagne d'entre-deux-tours concerne l'éventualité de nommer un Premier ministre chargé directement de la planification écologique - concept avancé par le candidat de l'Union Populaire, Jean-Luc Mélenchon -, ce qui aurait des conséquences directes pour les filières du bâtiment, des travaux publics, du logement, de l'immobilier et de l'énergie. "Faire de la France une grande nation écologique, c'est notre projet", a assuré Emmanuel Macron devant ses partisans. Il s'est engagé à aller "deux fois plus vite" qu'auparavant pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du pays, espérant même "réaliser un effort sans précédent de sobriété, pour baisser de 40% notre consommation d'ici 2050".

 

Le programme du candidat LREM (voir encadré) s'appuie pour cela sur la production nucléaire, avec à la clé la construction de 6 à 14 réacteurs à eau pressurisée de nouvelle génération (EPR2) et de 50 parcs éoliens en mer. Côté énergie solaire, les capacités installées seraient multipliées par 10. Le rythme de rénovation énergétique des logements pourrait aussi s'accélérer pour atteindre les 700.000 chantiers par an. En attendant les résultats des élections législatives, prévues les 12 et 19 juin prochains, la transition écologique semble donc être au coeur des préoccupations du candidat réélu.

 

Le remboursement des PGE, "un risque majeur sur les entreprises"

 

Les réactions de FFB, Capeb, Cnoa, Unis, CPME, CMA...

 

Quoi qu'il en soit, les acteurs économiques se félicitent de la reconduction d'Emmanuel Macron à la tête du pays. La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), par exemple, "souhaite que ce quinquennat permette la poursuite des réformes annoncées, en particulier celle des retraites". Et d'espérer que "certains sujets « structurants », comme la réforme de la fonction publique et la remise à l'équilibre des finances publiques, quasiment absents de la campagne électorale, soient remis sur la pile des dossiers prioritaires".
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